Les photos du président chinois Xi Jinping, du président américain Donald Trump et du président russe Vladimir Poutine disposées dans un magasin à Pékin, avril 2017. ©AFP - FRED DUFOUR
Les photos du président chinois Xi Jinping, du président américain Donald Trump et du président russe Vladimir Poutine disposées dans un magasin à Pékin, avril 2017. ©AFP - FRED DUFOUR
Les photos du président chinois Xi Jinping, du président américain Donald Trump et du président russe Vladimir Poutine disposées dans un magasin à Pékin, avril 2017. ©AFP - FRED DUFOUR
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Résumé

"Les grands leaders du monde sont issus de pays qui ne sont pas de grandes démocraties.’’ Ces propos tenus par Nicolas Sarkozy en visite à Abou Dhabi récemment posent la question de l'autorité en démocratie et de l'utilisation du système démocratique par les chefs d’État pour demeurer au pouvoir.

avec :

Pierre-Henri Tavoillot (maître de conférences à Sorbonne Université, président du Collège de philosophie), Brice Couturier (Journaliste, producteur jusqu'en juin 2021 de la chronique "Le Tour du monde des idées" sur France Culture), Anastasia Colosimo (politologue et enseignante en théologie politique à Sciences Po Paris).

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Si Vladimir Poutine va au bout de son prochain mandat et qu’il décide ensuite de raccrocher, il aura passé 24 ans à la tête de la Russie, soit comme Président de la Fédération, soit comme Président du gouvernement. 24 ans, soit presque 5 fois plus longtemps que Nicolas Sarkozy. Pourquoi parler de Nicolas Sarkozy ?

Pas seulement parce que l’ancien chef de l’Etat aurait bien aimé prolonger l’aventure à l’Elysée, mais aussi parce qu’à l’écouter récemment lors d’une conférence à Abu Dhabi, il ne semblait pas hostile à des petits arrangements institutionnels qui ont permis à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir, et qui vont permettre au chinois Xi Jinping d’en faire autant à l’avenir.

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Pour Nicolas Sarkozy, le rythme imposé par la démocratie empêche de penser la politique sur le long terme. Trop de campagnes électorales, trop d’alternances.‘’C’est ce qui fait’’ dit-il ‘’que, aujourd’hui, les grands leaders du monde sont issus de pays qui ne sont pas de grandes démocraties’’

On peut voir dans cette affirmation une forme de provocation. Mais elle n’est pas que cela. Le diagnostic sarkozyste correspond à une réalité : celle de démocraties illibérales, de démocratures qui semblent d’autant plus prospérer qu’elles ne séduisent pas seulement les dirigeants, mais aussi les ‘dirigés’.

"Les grands leaders sont-ils nécessairement autoritaires ?"

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L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Antoine Dhulster
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Antoine Tricot
Production déléguée
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Collaboration
Prune Saez-Contreras
Collaboration
Véronique Vila
Réalisation
Fanny Richez
Collaboration