LE CLUB : Les nationalistes peuvent-ils se passer de l'Europe ?

Marine Le Pen tient une conférence de presse au Parlement européen à Bruxelles, le 16 juin 2015, avec d’autres représentants d’extrême-droite européens, lors de l’annonce de la création du groupe « Europe des nations et des liberté »
Marine Le Pen tient une conférence de presse au Parlement européen à Bruxelles, le 16 juin 2015, avec d’autres représentants d’extrême-droite européens, lors de l’annonce de la création du groupe « Europe des nations et des liberté »  ©AFP - EMMANUEL DUNAND
Marine Le Pen tient une conférence de presse au Parlement européen à Bruxelles, le 16 juin 2015, avec d’autres représentants d’extrême-droite européens, lors de l’annonce de la création du groupe « Europe des nations et des liberté » ©AFP - EMMANUEL DUNAND
Marine Le Pen tient une conférence de presse au Parlement européen à Bruxelles, le 16 juin 2015, avec d’autres représentants d’extrême-droite européens, lors de l’annonce de la création du groupe « Europe des nations et des liberté » ©AFP - EMMANUEL DUNAND
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A l’approche des élections, les partis nationalistes font la course en tête pour le Parlement européen. Mais ce mouvement ne semble uni que par sa capacité à rejeter l’Europe. Le scrutin des européennes n’est-il pas avant tout l’occasion pour ces formations d’acquérir du poids nationalement ?

Avec
  • Marek Gladysz correspondant de la radio polonaise RMF FM
  • Birgit Holzer journaliste correspondante pour plusieurs titres de la presse régionale allemande et le magazine bilingue franco-allemand Paris-Berlin
  • Alex Taylor
  • Ana Navarro Pedro Correspondante à Paris de l'hebdomadaire portugais Visão

Ni l’un ni l’autre n’est tête de liste aux européennes. Pas même candidat pour le premier. En position inéligible pour la seconde. C’est pourtant leur duel, une répétition de la présidentielle de 2017, qui va occuper la dernière quinzaine de la campagne des européennes en France. Emmanuel Macron face à Marine Le Pen.

Pour le président français, l’alternative est claire : « la liste du Rassemblement national est une liste de déconstruction de l’Europe. Moi je suis patriote français et européen, ils sont nationalistes, c’est différent ». La présidente du RN lui répond que s’il perd les élections, il devra en tirer les conséquences, et partir.

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L’affrontement entre un camp progressiste d’une part, nationaliste et populiste d’autre part, s’il est discutable du point de vue de la science politique, a réussi à s’imposer comme un des enjeux majeurs du prochain scrutin. Le fait est que les partis nationalistes européens sont en position favorable. Comme le résume Le Figaro en Une ce vendredi : « portés par la vague d’opposition à l’immigration, ils devraient entrer en force au Parlement et rêvent de peser de l’intérieur ».

« Mais, ajoute le journal, ils partent en ordre dispersé ». On peut d’ailleurs se demander si les européennes n’ont pas d’abord pour vocation de donner du poids à ces formations dans leur pays, avant que de leur permettre d’agir à Bruxelles et Strasbourg.

« Les nationalistes peuvent-ils se passer de l’Europe ? »

Articles :

[abonnés] "Européennes: les grandes manœuvres des populistes", Le Figaro, le 09/05/2019

[abonnés] "Comment l’Europe centrale est devenue le laboratoire économique du populisme", Le Monde, le 14/01/2019

Liens :

"Que pèse réellement l’extrême droite en Europe ?", Grand angle du Figaro

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