Commémoration de l'armistice de la première guerre mondiale en présence d'Emmanuel Macron le 11/11/2017
Commémoration de l'armistice de la première guerre mondiale en présence d'Emmanuel Macron le 11/11/2017 ©AFP - Jacques Demarthon
Commémoration de l'armistice de la première guerre mondiale en présence d'Emmanuel Macron le 11/11/2017 ©AFP - Jacques Demarthon
Commémoration de l'armistice de la première guerre mondiale en présence d'Emmanuel Macron le 11/11/2017 ©AFP - Jacques Demarthon
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La présence de Charles Maurras sur la liste des commémorations nationales 2018, la sculpture contestée de Jeff Koons, la publication des pamphlets de Céline… Faut-il tout commémorer ? Quelle idée du présent se reflète dans les commémorations ?

Avec
  • Philippe Manière Président et co-fondateur de la société de conseil Vae Solis Communications
  • Aude Lancelin journaliste, fondatrice de "QG le média"
  • Sylvain Bourmeau Journaliste, professeur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et directeur du journal AOC et producteur de l'émission "La Suite dans les idées" sur France Culture

Au pilon ! C’est le sort réservé à la première édition du Livre des commémorations nationales 2018, laquelle édition va devenir collector pour qui en détient un exemplaire. La ministre de la Culture Françoise Nyssen a en effet demandé dimanche dernier une réédition de l’ouvrage, expurgé de ses pages 154, 155 et 156 : celles consacrées à Charles Maurras.

Maurras : royaliste, antiparlementariste, antisémite, figure intellectuelle marquante de la IIIe République, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité et à la dégradation nationale pour avoir inspiré la politique collaborationniste de Vichy pendant la Seconde guerre mondiale : un très lourd pedigree. Commémorer un tel personnage reviendrait à lui rendre hommage, a estimé la ministre.

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Un autre projet de commémoration fait polémique ces jours-ci. Cette fois, il s’agit non pas d’un personnage mais d’une œuvre qui n’existe pas encore : le bouquet de tulipes géant de Jeff Koons. La sculpture de l’artiste américain doit être installée devant le palais de Tokyo à Paris, pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Une pétition a été lancée contre une telle œuvre, jugée opportuniste, et sans lien avec l’événement concerné. Ces deux ‘’affaires’’ rappellent à quel point la commémoration du passé est un acte politique, en tout cas susceptible d’être jugé comme tel.

"Maurras, Koons, etc : des commémorations à côté de la plaque ?"

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