Le CLUB. Politique migratoire : d’une dureté sans précédent ?

Démantèlement du camp de Norrent Fontes (Pas de Calais) le 18 septembre 2017
Démantèlement du camp de Norrent Fontes (Pas de Calais) le 18 septembre 2017 ©Maxppp - BONNIERE PASCAL/PHOTOPQR/VOIX DU NORD
Démantèlement du camp de Norrent Fontes (Pas de Calais) le 18 septembre 2017 ©Maxppp - BONNIERE PASCAL/PHOTOPQR/VOIX DU NORD
Démantèlement du camp de Norrent Fontes (Pas de Calais) le 18 septembre 2017 ©Maxppp - BONNIERE PASCAL/PHOTOPQR/VOIX DU NORD
Publicité

Démantèlement de campement, augmentation des « refus d’entrée » à la frontière et circulaires instaurant la création de « brigades mobiles » pour contrôler les personnes hébergées dans les hôtels sociaux. Retour sur la politique migratoire d'Emmanuel Macron.

Avec
  • Philippe Manière Président et co-fondateur de la société de conseil Vae Solis Communications
  • Brice Couturier Journaliste, producteur jusqu'en juin 2021 de la chronique "Le Tour du monde des idées" sur France Culture
  • Sylvain Bourmeau Journaliste, professeur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et directeur du journal AOC et producteur de l'émission "La Suite dans les idées" sur France Culture

La prochaine loi sur l’immigration et l’asile, prévue pour être discutée au printemps 2018, ne mentionnera pas la notion de ‘’pays tiers sûr’’. Cette disposition aurait permis à la France de renvoyer des migrants vers des pays en dehors de l’Union européenne, et par lesquels ils auraient transité, comme par exemple la Turquie. Sous la pression des associations et de certains élus de la majorité, la notion de ‘’pays tiers sûr’’ a été abandonnée.

Ce n’est pas le seul point à être contesté. Une circulaire du ministre de l’Intérieur, prise le 12 décembre dernier, suscite également la désapprobation du monde associatif et du défenseur des droits, Jacques Toubon. Elle prévoit d’autoriser des équipes mobiles à entrer dans les hébergements d’urgence pour vérifier la situation administrative des hébergés. Officiellement, pour mieux les réorienter vers les dispositifs adéquats. Une façon de faire la chasse aux clandestins, selon les organisations de défense des étrangers.

Publicité

Ce qui est sûr, c’est que la gestion des flux migratoires est bien au cœur de la réflexion du futur projet de loi. En juillet dernier, Emmanuel Macron s’était engagé à ce qu’il n’y ait ‘’plus personne dans les rues d’ici la fin de l’année’’. Est-ce au prix d’une fermeté accrue en matière de reconduction à la frontière ?

’Politique migratoire : d’une dureté sans précédent ?’’

L'équipe