France Culture
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Comment surmonter une perte nette de près de 4.9 milliards d’euros ? C’est à cette question que la direction du groupe Areva va devoir répondre après demain. Le groupe nucléaire français a enregistré un déficit record l’an dernier. Mercredi, il présentera tout ou partie de son plan de redressement, lequel - les syndicats en sont convaincus - se traduira par des suppressions d’emplois. Une baisse de 15 % de la masse salariale est évoquée.

Benjamin Dessus, Henri Prévot
Benjamin Dessus, Henri Prévot
© Radio France - NI

Comment un groupe d’une telle envergure à l’international, dont l’Etat contrôle 87 % du capital, a-t-il pu en arriver là ? Plusieurs éléments d’explication sont avancés. Les choix stratégiques tout d’abord : la volonté de contrôler l’ensemble de la filière, de l’extraction au traitement des déchets, est aujourd’hui remise en cause. De même que le coût incontrôlé des différents chantiers de l’EPR, à Flamanville comme en Finlande.

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Et puis il y a un contexte plus global : celui de l’après Fukushima. Le nucléaire fait à nouveau peur. Il nécessite également davantage d’investissements, pour sécuriser les installations. Selon un rapport de la Cour des comptes de mai dernier, les coûts de rénovation et de maintenance du parc français auraient plus que doublé entre 2010 et 2013. Ce qui nous conduit ce soir à poser la question récurrente mais toujours d’actualité :

« Le nucléaire est-il rentable ? »

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Hervé Gardette
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