Le 9 mars 2018, Jean-Dominique Sénard PDG de Michelin et Nicole Notat, présidente de Vigeo Eiris remettent leur rapport au ministre de l’Economie.
Le 9 mars 2018, Jean-Dominique Sénard PDG de Michelin et Nicole Notat, présidente de Vigeo Eiris remettent leur rapport au ministre de l’Economie.  ©Maxppp - Aurélien Morissard
Le 9 mars 2018, Jean-Dominique Sénard PDG de Michelin et Nicole Notat, présidente de Vigeo Eiris remettent leur rapport au ministre de l’Economie. ©Maxppp - Aurélien Morissard
Le 9 mars 2018, Jean-Dominique Sénard PDG de Michelin et Nicole Notat, présidente de Vigeo Eiris remettent leur rapport au ministre de l’Economie. ©Maxppp - Aurélien Morissard
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Alors que la loi PACTE, présentée prochainement au Conseil des Ministres, tente de définir le rôle social et environnemental des entreprises, on se demande si les entreprises ne servent qu’à dégager du profit ou si elles peuvent être un levier au service du bien commun.

Avec
  • Emery Jacquillat PDG de la Camif
  • Blanche Segrestin professeure à Mines Paris Tech
  • Carole Peychaud consultante en droit de l’environnement et RSE
  • Alain Bloch professeur au CNAM, directeur de HEC entrepreneur

La France n’a pas gagné l’Eurovision mais elle est championne du monde. Championne du monde de redistribution des profits aux actionnaires. C’est ce qui ressort d’un rapport publié ce lundi par Oxfam. Selon l’ONG, ‘’la France est le pays au monde où les entreprises cotées en Bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires’’ : les deux tiers, le reste allant à l’investissement et aux salariés. Pour Oxfam, le gouvernement français doit prendre des mesures en faveur d’un meilleur partage.

Et il a l’occasion de le faire vite, dans le cadre du projet de loi PACTE (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui devrait être présenté début juin en conseil des ministres. Un des axes de cette loi prévoit en effet de repenser la place et le rôle des entreprises dans la société. Un rapport a été rendu dans ce sens en mars dernier.

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Ses auteurs, Jean-Dominique Senard, le président de Michelin, et Nicole Notat, l’ancienne numéro 1 de la CFDT, préconisent de compléter la définition de l’entreprise dans le code civil, en spécifiant qu’elle ‘’doit être gérée dans son intérêt propre, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité’’. Façon de dire que l’intérêt des actionnaires ne peut suffire à dicter sa conduite.

’Les entreprises peuvent-elles se contenter de faire du profit ?’’

Liens 

  • L'entreprise, objet d'intérêt collectif, dit Rapport Sénard-Notat remis le 9 mars 2018 
  • Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises, dit Loi PACTE 

Articles

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L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Antoine Dhulster
Collaboration
Antoine Tricot
Production déléguée
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Collaboration
Prune Saez-Contreras
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Véronique Vila
Réalisation
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Collaboration