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Pascale Egré, Didier Fassin, Yassine Mohammed
Pascale Egré, Didier Fassin, Yassine Mohammed
© Radio France

C’était il y a tout juste six ans. Le 27 octobre 2005, à Clichy sous Bois, en banlieue parisienne. Pour échapper à la police (une patrouille de la BAC), trois adolescents se réfugient dans un transformateur électrique. Le plus âgé est gravement brûlé. Les deux plus jeunes meurent, électrocutés. Moins de deux semaines plus tard, le gouvernement de Dominique de Villepin décrète l’état d’urgence.

Entre temps, les banlieues se sont embrasées. Le soir même du drame à Clichy sous Bois. Dans les jours qui suivent dans de nombreuses autres agglomérations. Le calme ne reviendra qu’à la mi-novembre : on compte alors entre cent trente et deux cent blessés, quatre mille sept cent personnes interpellées. En avril dernier, la cour d’appel de Paris accordait un non-lieu aux deux policiers mis en cause dans la mort des deux jeunes garçons à Clichy.

A l’automne 2005, Didier Fassin venait d’entamer une enquête en Ile de France, au sein d’une BAC, une Brigade anti-criminalité. Deux années d’un travail d’anthropologue, pour tenter de comprendre la teneur des rapports entre les forces de l’ordre et les habitants de banlieue. L’ouvrage qu’il publie aujourd’hui est le résultat de ce travail : on y voit des policiers exercer un métier bien éloigné de celui auquel ils aspiraient. Des flics en civil qui multiplient les contrôles d’identité pour faire du chiffre, et dont la principale source d’adrénaline consiste à dépasser les limitations de vitesse pour se rendre, souvent trop tard, sur les lieux de forfaits, souvent imaginaires.

Le résultat : un profond désoeuvrement, sur fond de totale incompréhension avec les jeunes des cités, chacun semblant jouer un rôle bien précis pour maintenir, sans doute à leurs dépens, l’ordre social.

Pour en discuter avec lui, nous avons choisi d'inviter deux des co-auteurs des "Gars de Villiers", un recueil de témoignages d'un groupe d'amis ayant grandi dans une cité de la banlieue parisienne.

Le but de cette émission n’est pas de proposer un débat contradictoire sur le rôle que joue la police dans les quartiers populaires. Mais davantage de croiser des expériences de personnes au contact avec les forces de l’ordre, d'aborder le sujet avec un regard d'ethnologue. Raison pour laquelle nous avons fait le choix de ne pas inviter de représentants de la police.

Ci-dessous, retrouvez un extrait de l'entretien avec Ilan Kilpper et Virgil Vernier pendant le XXème Festival International du Documentaire de Marseille, en Juillet 2009, autour de leur film "Commissariat" :

Djamel Bensalah
Djamel Bensalah
© Radio France

Ecoutez le contrepoint de Julie Gacon. Djamel Bensalah, réalisateur du film Beur sur la ville retraçant le parcours du jeune Khalid Belkacem, premier "discriminé positif" de la police. Selon lui, la mixité des origines existe au sein des effectifs de la police.

Contrepoint Djamel Bensalah

5 min

Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration