Robot Femmes noir et blanc
Robot Femmes noir et blanc ©Getty - Donald Iain Smith
Robot Femmes noir et blanc ©Getty - Donald Iain Smith
Robot Femmes noir et blanc ©Getty - Donald Iain Smith
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L’intelligence artificielle peut apprendre et s’enrichir à partir de bases de données engendrées par des humains. Plusieurs programmes ont par conséquent reproduit les préjugés sexistes ou racistes qui s’y trouvaient. Mais peut-on créer des machines au comportement plus juste que celui des humains ?

Avec
  • Pierre-Yves Oudeyer informaticien, roboticien et directeur de recherche à Inria
  • Laurence Devillers Spécialiste des interactions homme-machine, professeure d'informatique à l'université Paris-Sorbonne, et chercheuse au (Limsi) du CNRS
  • Cédric Villani Ancien député et mathématicien, médaillé Fields en 2010

Le chef de l’Etat et la garde des Sceaux présentaient avant-hier les grandes lignes de la prochaine réforme de la justice. Une loi sera présentée en conseil des ministres au mois d’avril. Objectif : moderniser l’institution, à budget constant. Pour y parvenir, il est question de numériser tout ce qui peut l’être. 

On pourrait imaginer de pousser la logique encore plus loin, en confiant certaines décisions de justice non plus à des juges mais à des machines. Les avantages sont multiples : pas de salaires à verser ; des procédures plus rapides, donc moins coûteuses, puisqu’automatisées ; des décisions plus justes car non biaisées par des préjugés.

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Mais est-ce vraiment le cas ?

A première vue, l’intelligence artificielle, les robots, échappent à nos travers humains. Sauf à avoir été délibérément programmés pour, ils ne sont ni sexistes, ni racistes, ni capables de la moindre discrimination, puisque dénués d’arrière-pensées. Mais c’est oublier que ce qu’ils apprennent, ils l’apprennent à partir de données que nous leur fournissons, parfois à partir d’idées reçues. L’intelligence artificielle n’est donc pas immunisée contre la bêtise humaine.

‘’Les robots ont-ils des préjugés ?’’

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