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Nous l'a-t-on assez répété que notre modèle économique et social était inadapté ! Une économie administrée, pilotée par un Etat obèse... Une société outrageusement hiérarchisée, avec des castes dirigeantes arrogantes autant qu'irresponsables. Un salariat à deux vitesses, avec des jeunes précaires qui paient au prix fort la sécurité des secteurs protégés. Une vie politique atrophiée par un pouvoir exécutif omniprésent et tout-puissant. Une ouverture sur le monde encore insuffisante qui nous empêchait de profiter à plein des opportunités de croissance et d'emploi offertes par la mondialisation. Bref, la France aurait été « une Union Soviétique qui aurait réussi », selon le mot cruel de Jacques Lesourne, dont tant d'autres se sont par la suite emparé. Or voilà que la crise, partie de la bulle financière des subprimes, se propage comme un feu de brousse sur notre terre devenue « plate », pour cause de mondialisation. Rien ne semble pouvoir l'arrêter. Le « miracle allemand », salué l'an dernier, tourne court. La Grande-Bretagne, qui vient de connaître vingt années de croissance soutenue, bat de l'aile. Sans parler des Etats-Unis, du Japon, et même de l'Inde, dont les économies chancellent. La hausse des matières premières, de l'énergie et même des produits alimentaires, la raréfaction et le renchérissement du crédit, la méfiance des grands investisseurs menacent l'économie mondiale du spectre de la stagflation. Dans ce contexte, notre fameux système - avec son administration pléthorique et ses corps d'ingénieurs quadrillant le territoire, son agriculture protégée et ses banques sous surveillance - va-t-il nous abriter du cyclone ? A l'heure des fonds souverains, notre capitalisme d'Etat peut-il se révéler un atout ? Dans la « guerre des capitalismes » qui s'ouvre, le modèle français conserve-t-il des vertus adaptées aux circonstances ? Ces questions, qui sont agitées depuis quelques temps sur internet (voir en particulier le site Polémia : « vive le modèle français ! ») (droite) sont décisives. En effet, selon que l'on y répond positivement ou négativement, la bonne stratégie consistera à poursuivre les réformes en cours, ou au contraire à y mettre un terme et même à revenir sur certaine d'entre elles.

Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Mélanie Chalandon
Mélanie Chalandon
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration