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Ils avaient déjà montré de gros signes de faiblesse l’été dernier. Cette fois, on dirait bien que la fête est finie pour les pays émergents. Leurs taux de croissance, qu’on disait ‘’insolents’’ -comme pour souligner qu’ils n’étaient peut-être pas à leur place- peinent désormais à dépasser les 5%. Et voici que plusieurs d’entre eux (Brésil, Turquie, Inde, Russie…) se retrouvent plongés, depuis quelques jours, dans une crise monétaire et boursière.

La faute à qui ? La faute notamment à la banque centrale américaine, la FED. Jusqu’à ces dernières semaines, celle-ci inondait les marchés de liquidités que les investisseurs allaient miser sur les places financières les plus rémunératrices, celles des pays émergents. Or la FED vient de changer de politique en injectant moins d’argent. Pour ces mêmes investisseurs, les perspectives de rendement diminuent alors que le risque de perte augmente : ils décident donc de rapatrier leurs placements dans des économies plus sûres car plus solides : celles des pays développés, cqfd.

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Françoise Lemoine, Laurence Daziano et Christophe Jaffrelot
Françoise Lemoine, Laurence Daziano et Christophe Jaffrelot
© Radio France - JCF

Mais la nouvelle approche de la banque centrale américaine ne saurait expliquer à elle seule ce que certains appellent la « fin du miracle économique ». Au mieux, on peut y voir l’effet d’une normalisation, en particulier pour les fameux BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) : après avoir beaucoup gonflé, les économies émergentes passeraient désormais par une phase d’ajustement, une nouvelle étape vers la maturité. Au pire, ce fort ralentissement serait le signe d’un décalage de plus en plus important entre la puissance économique de ces pays et la faiblesse des réformes structurelles qui y sont menées, notamment sur le plan politique.

« Pays émergents : les avons-nous vus trop beaux, trop vite ? »

C’est notre sujet du jour.

Le contre-point de Mélanie Chalandon: les rapports entre pays dits "développés" et "émergents" évoluent aussi dans le domaine de l'aide au développement. Alors que de nouvelles puissances comme la Chine et le Brésil passent du statut de bénéficiaire à celui de donateur, se dirige-t-on vers une aide au développement Sud-Sud?

Interview avec Jean-Michel HUET, directeur associé de la société de conseil BearingPoint. Auteur en décembre 2013 d'un rapport intitulé "Faire entrer l'aide au développement dans une nouvelle ère"

Jean-Michel Huet

1 min

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