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Le G20 réuni dimanche dernier à Washington à la demande de Nicolas Sarkozy et Gordon Brown a-t-il accouché d'une souris ? On nous avait annoncé un remake de Bretton Woods dans le domaine financier, avec en prime la refondation, la moralisation - et pourquoi pas l'auto-dissolution du capitalisme, sur le modèle du dépôt de bilan du système communiste en URSS à la fin des années 80.... On nous avait promis en tous cas une nouvelle architecture financière, dotée de règles de fonctionnement plus strictes et supervisée par des arbitres internationaux dotés de pouvoirs contraignants. Les Etats devaient s'engager à fermer les paradis fiscaux qui permettent à leurs établissements financiers d'échapper à toute réglementation. Il était question de doter la finance mondiale d'un Grand Superviseur international - avec - pourquoi pas ? - le grand retour du FMI dans ce rôle, un FMI désormais doté de moyens et de compétences s'imposant aux banquiers comme aux Etats. On nous avait même laisser entrevoir un accord international sur les marges de fluctuation acceptables des prix du pétrole et du gaz. La relance de l'économie mondiale allait passer par la concertation des politiques budgétaires... Au final - comme disent les journalistes - au final, donc, la réunion de Washington débouche sur une série d'incantations plus ou moins rituelles, l'annonce de « grands chantiers » et une invitation faite aux banques de rendre enfin publiques le niveau réel de leurs pertes... Tout cela est-il suffisant pour éviter une récession mondiale ?

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Brice Couturier
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