France Culture
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Avec
  • Florent Parmentier Secrétaire général du CEVIPOF/ Sciences Po, chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC.
  • Jacques Sapir Économiste et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).
  • Jean Radvanyi géographe, professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et membre du conseil scientifique de l’Observatoire franco-russe.

Il était urgent de réagir. Confronté à une situation économique particulièrement délicate, Vladimir Poutine a repris l’initiative ce jeudi, lors de son discours annuel sur l’état de la Fédération, discours devant les parlementaires du pays. Le président russe promet une amnistie pour favoriser le retour des capitaux, dont la fuite vers l’étranger devrait atteindre 125 milliards de dollars en 2014. Et il demande à la banque centrale d’intervenir pour soutenir le rouble.

Florent Parmentier, Jacques Sapir et Jean Radvanyi
Florent Parmentier, Jacques Sapir et Jean Radvanyi
© Radio France

La monnaie russe en a bien besoin : elle a perdu en un mois un quart de sa valeur par rapport au dollar et à l’euro. Une chute vertigineuse qui s’explique notamment par l’ampleur des sanctions économiques appliquées à Moscou par les Occidentaux pour son rôle dans la crise ukrainienne sanctions auxquelles il faut ajouter la forte baisse des prix du pétrole (plus de 35 % depuis juin) : un manque à gagner considérable pour une économie qui dépend en grande partie de ses exportations d’hydrocarbures.

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Résultat, la Russie prévoit d’être en récession l’an prochain, avec une croissance négative, à -0.8%. Pour Vladimir Poutine, c’est une mauvaise nouvelle, lui qui a fait de la sécurité économique de ses concitoyens le socle de sa légitimité politique.

En sortira-t-il affaibli ?

« Poutine a-t-il du souci à se faire ? »

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