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Résumé

Pas de psychodrame en vue le week-end prochain au Congrès du Parti socialiste à Poitiers. Les sujets qui fâchent ont été traités en amont. Jean-Christophe Cambadélis est légitimé par le vote des militants. La politique du gouvernement s’en trouve confortée. Est-ce à dire que les divisions appartiennent au passé ?

avec :

Fabien Escalona (docteur en sciences politiques, chercheur associé au laboratoire Pacte de Sciences-po Grenoble, journaliste à Mediapart), Frédéric Says (auteur du Billet politique de France Culture, journaliste au service politique de la rédaction), Cécile Amar (journaliste politique à L'Obs, co-auteure avec Cyril Graziani de « Le peuple et le président », ed. Robert Lafon.).

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Avis de grand froid sur le parti socialiste
Avis de grand froid sur le parti socialiste
© Reuters - Ints Kalnins

Jusqu’ici, tout va bien. Bien mieux en tout cas que ce que les plus pessimistes prédisaient, à l’approche du congrès du PS ce week-end à Poitiers. Pas question de renouer avec le vacarme du congrès de Rennes. De vendredi à dimanche, la ‘’grande famille’’ socialiste devrait afficher son unité.

Tout a été fait en tout cas pour que les rivalités s’expriment en dehors de ce rendez-vous. Les militants ont voté, la motion la plus favorable à la politique du gouvernement l’a largement emporté, Jean-Christophe Cambadélis est reconduit à la tête du parti (cette fois de manière démocratique) avec 70% des voix. A Poitiers, il s’agira donc avant tout d’entériner ces résultats, pour mieux préparer les prochaines échéances : les régionales en fin d’année, et la présidentielle de 2017.

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Parler de miracle serait assurément un abus de langage. Mais au regard de ce qui lui était promis il y a seulement quelques semaines, à savoir une implosion, on peut dire que le PS vient de démontrer son aptitude à faire preuve de résilience. Jusqu’à conserver son nom, quand d’autres changent d’identité, quand le premier ministre Manuel Valls plaide pourtant pour l’abandon de la référence au socialisme. Ce soir, nous allons donc nous pencher sur un mystère :

« Qu’est-ce qui fait encore tenir le PS ?  »

Frédéric Says, Cécile Amar
Frédéric Says, Cécile Amar
© Radio France - JCF

Consultez le blog de Pierre-Yves Cossé "Génération 2ème gauche" sur le site de La Tribune

Le Bonus de Mélanie Chalandon

Retour sur un clivage qui a longtemps structuré le parti socialiste , celui entre la "deuxième gauche" incarnée par Michel Rocard dès la fin des années 70 et la "première", majoritaire, portée par François Mitterrand. Entretien avec Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire général au Plan de 1988 à 1992, ayant appartenu au courant de la "deuxième gauche" au sein du Parti Socialiste. Il tient aujourd'hui le bog "deuxième gauche" sur le site de La Tribune.

Pierre-Yves Cossé

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Références

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Hervé Gardette
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Céline Leclère
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Mélanie Chalandon
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