Le 30, des manifestants favorables à l’investiture de Charles de Gaulle défilent sur les champs Elysée. Il sera investi Président du Conseil le 1er juin.
Le 30, des manifestants favorables à l’investiture de Charles de Gaulle défilent sur les champs Elysée. Il sera investi Président du Conseil le 1er juin. ©AFP
Le 30, des manifestants favorables à l’investiture de Charles de Gaulle défilent sur les champs Elysée. Il sera investi Président du Conseil le 1er juin. ©AFP
Le 30, des manifestants favorables à l’investiture de Charles de Gaulle défilent sur les champs Elysée. Il sera investi Président du Conseil le 1er juin. ©AFP
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Souvent éclipsé par mai 68, le printemps 58 a constitué un tournant majeur dans l’histoire politique française : guerre d’Algérie, crise de régime, retour de De Gaulle… Pourquoi ne commémore-t-on pas davantage mai 1958 ? Que reste-t-il de la France de 1958 dans celle d’aujourd’hui ?

Avec
  • Anne Levade professeure de droit public à l'université Paris I panthéon-Sorbonne, présidente de l’Association française de droit constitutionnel
  • Sabine Jansen maître de conférences en histoire au CNAM, co-fondatrice de la revue Histoire@Politique
  • Gilles Richard professeur d'histoire contemporaine à l'Université Rennes-II

Ne passez pas votre chemin. C’est bien de Mai 58 dont nous allons parler ce soir, pas de Mai 68. Le second n’a pas besoin qu’on y revienne, tant il est commémoré. Le premier en revanche n’est que rarement évoqué, en dépit de son 60e anniversaire. 

Mai 58 est pourtant une date importante de notre histoire politique. Crise de régime sur fond d’une guerre qui ne dit pas son nom (la guerre d’Algérie), c’est le moment où la République vacille avant de se rétablir sous la haute autorité d’un homme providentiel : le général de Gaulle.

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De ce moment d’extrême tension va naître la Ve République, laquelle a prouvé sa capacité à résister à l’usure du temps puisqu’elle nous gouverne encore. Tous les présidents qui s’y sont glissé ont fini par y trouver leur compte.

Pourtant, en dépit de ce rôle structurant de la vie politique, Mai 58 peine à exister à côté de son rejeton de 68. Il y a dix ans, l’historien Benjamin Stora proposait cette explication : "On peut comprendre l’éclipse de mai 1958 par le fait que la France, emportée dans les années 60 par la fièvre de consommation, a préféré oublier les drames de la décolonisation et a souhaité célébrer l’aspect festif de mai 1968"

"Que reste-t-il de Mai 58 ?"

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Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
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Antoine Tricot
Production déléguée
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