France Culture
France Culture
Publicité
En savoir plus

Dans quelques années, on parlera sans doute de la réforme des rythmes scolaires comme d’un cas d’espèce : une réforme voulue par tous ou presque, mais combattue par tous ou presque. Car à mesure que le temps passe, la liste des mécontents s’allonge. Hier à Paris, les animateurs, recrutés pour animer les activités périscolaires, étaient en grève pour demander des augmentations de salaires. Une cinquantaine d’élus locaux, de l’opposition, faisaient savoir qu’ils n’appliqueraient pas les nouveaux rythmes « *en l’état * ». Aujourd’hui, c’est un collectif de parents d’élèves qui appelle à un boycott national de la réforme, au nom de la protection des enfants ! Et demain, pic de la contestation : la grève nationale à l’appel de la CGT, FO, Sud éducation, la Fédération autonome de l’éducation nationale et quelques fédérations du SNUipp, le principal syndicat du primaire.

A-t-on déjà vu pareille fronde ?

Publicité
Philippe Watrelot, Aurélie Llobet et Martine Daoust
Philippe Watrelot, Aurélie Llobet et Martine Daoust
© Radio France - JCF

Il serait nécessaire de revenir un peu en arrière, lors de la réforme précédente, en 2008, au moment du passage de 4 jours et demi à 4 jours d’école par semaine. Là encore, bien que de nature différente, un tel changement fut contesté.

Ce qui conduit à la réflexion sans doute un peu trop évidente pour être tout à fait vraie, mais suffisamment répandue pour ne pas être tout à fait fausse : l’école serait impossible à réformer, l’institution et ceux qui la font vivre ayant une capacité de résistance – ou d’inertie – qui annihilerait toute volonté de changement.

Suivez-nous aussi sur :

[

twitter
twitter

](http://twitter.com/grain_a_moudre "Du Grain à moudre sur Twitter") [

facebook
facebook

](http://www.facebook.com/pages/Du-Grain-%C3%A0-moudre/245769492112578 "Du Grain à moudre sur Facebook")

Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration