Une fresque réalisée par Banksy à Douvres (Angleterre). ©Getty - 	Dan Kitwood
Une fresque réalisée par Banksy à Douvres (Angleterre). ©Getty - Dan Kitwood
Une fresque réalisée par Banksy à Douvres (Angleterre). ©Getty - Dan Kitwood
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Résumé

Le groupe de Visegrad invité à Jérusalem, Steve Bannon en tournée européenne, soupçons d’ingérence Russe, visites du président chinois Xi Jinping en Europe du Sud… Autant de convoitises qui attisent les tensions au sein de l’Union européenne. Mais qui veut la peau de l'Europe ?

avec :

Eric-André Martin (Secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l'Ifri, spécialiste de la politique européenne et des relations internationales de l’Union européenne), Frédéric Encel (Docteur HDR en géopolitique, professeur à l'ESG Management School et maître de conférences à Sciences-Po Paris), Célia Belin (politologue, spécialiste de la politique étrangère des Etats-Unis, chercheuse invitée à la Brookings Institution à Washington).

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Ce devait être un coup d’éclat : ce fut plutôt un coup d’épée dans l’eau. Le sommet qui devait réunir, la semaine dernière à Jérusalem, le premier ministre israélien et ses homologues hongrois, slovaque, tchèque et polonais n’a finalement pas eu lieu. Faute de représentant polonais, Varsovie n’ayant pas apprécié qu’on lui rappelle son rôle dans l’extermination des Juifs pendant la seconde guerre mondiale.

Pour autant, cette initiative en dit long sur la façon dont certaines puissances étrangères considèrent aujourd’hui le Vieux continent. Car inviter des membres de l’Union Européenne dans une ville, Jérusalem, qu’elle ne reconnait pas comme capitale ; et adresser cette invitation au ‘’groupe de Visegrad’’, ces pays d’Europe centrale très critiques à l’égard des politiques européennes, voilà qui ressemble, a minima, à une provocation.

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Les Israéliens sont loin d’être les seuls à se prêter à ce petit jeu. Donald Trump y excelle, jamais en retard pour appuyer sur les divisions entre les 28, par exemple en organisant, en Pologne, une conférence consacrée à l’Iran. La Russie, elle, est pointée du doigt pour ses tentatives de déstabilisation des rendez-vous électoraux.

Est-ce à dire que c’est l’affaiblissement de l’Europe qui est recherché ? Voire la remise en cause profonde du projet politique qui la fonde ?

« Qui a intérêt à déstabiliser l’Europe ? »

Articles :

"À Munich, les Européens pris en otage dans la compétition entre grandes puissances", La Croix, le 17/02/2019

"Face aux Etats-Unis, à la Russie et la Chine, l'Europe sort les griffes", Le JDD, le 16/02/2019

[abonnés] "Mike Pompeo théorise la fin du multilatéralisme", Le Figaro, 06/12/2018

Opinions :

[abonnés] "Nous vivons un moment machiavélien", Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, interview pour Le Figaro, le 25/01/2019

"Le monde change, l’Europe doit s’unir", Christian Lequesne, professeur à Sciences Po, spécialiste de la politique étrangère et européenne de l’Union Européenne, tribune pour Ouest France, le 26/06/2018

Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Antoine Dhulster
Collaboration
Antoine Tricot
Production déléguée
Virginie Le Duault
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Fanny Richez
Collaboration