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La coalition internationale susceptible d’intervenir en Libye contre les combattants de l’Etat islamique n’est pas encore née. Et rien n’indique qu’elle verra le jour prochainement. Pour l’heure, le discours qui domine est celui d’une solution politique davantage qu’une option militaire. Le précédent de l’intervention controversée de 2011 est forcément passé par là. Mais ce n’est pas le seul élément qui explique la confusion diplomatique du moment. Se jouent aussi des questions de rivalités régionales. Ainsi entre l’Egypte et le Qatar. Les Egyptiens, traumatisés par l’assassinat de 21 de leurs compatriotes (des coptes) ont répliqué lundi en bombardant des positions de Daech en Libye : initiative condamnée notamment par le Qatar, qui reproche au Caire d’avoir mené une action militaire unilatérale, sans en référer à la Ligue arabe.

Philippe Hugon, Bertrand Badie, Jean-Luc Marret
Philippe Hugon, Bertrand Badie, Jean-Luc Marret
© Radio France - JCF

Cela dit, une coalition internationale existe déjà, et ce depuis début septembre. Elle regroupe une soixantaine de pays, engagés de manière plus ou moins directe dans la lutte contre les mouvements djihadistes radicaux en Irak et en Syrie. A sa tête, les Etats-Unis, mais le leadership américain est cette fois-ci plus lointain, toute intervention au sol ayant été écartée d’emblée par Barack Obama. Or c’est bien un leadership clairement identifié qui semble faire défaut aujourd’hui, peut-être parce que de nombreux pays, occidentaux, arabes, africains, sont directement concernés par les menaces et les actions de l’Etat islamique. Alors comment trouver les outils d’une véritable coopération internationale ?

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« Qui est le mieux placé pour mener la lutte contre le terrorisme ? »

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Hervé Gardette
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