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La rentrée littéraire ou, comme l'écrit François Bon sur son blog « la manie nationale de s'intéresser tous en même temps à une seule chose avant de passer vite à la suivante » et sa façon, poursuit-il énervé, de « donner légitimité à cette opération industrielle qui étouffe les libraires, noie le meilleur des recherches sous le bruit de quelques opérations genre transfert de joueur de foot et déballage sous-people». Arrêtons de confondre ces casseroles avec la littérature, plaide-t-il enfin, tout en s'exaspérant qu'en l'affaire les blogs littéraires ne jouent pas suffisamment leur rôle de contre-pouvoir. Et c'est bien vrai qu'à feuilleter les pages des suppléments littéraires, on est saisi de retrouver un peu partout les mêmes titres. Pierre Assouline, autre bloggeur, parle de « panurgique paresse intellectuelle ». Mais peut-être n'y a-t-il en effet aux yeux des professionnels que quelques romans qui méritent la lecture ; d'où cette cohérence qui frappe le lecteur, de magazine en émission de radio, de quotidien en plateau télé. On peut faire l'hypothèse que la critique littéraire ne s'est pas totalement rendue à l'industrie et qu'elle a encore le pouvoir de refuser dans ses colonnes Marc Levy ou Guillaume Musso. Une liberté et une exigence qui la conduise, comme un seul homme, vers les mêmes (vrais) auteurs. Mais tout de même, comment expliquer cet écart stupéfiant entre les avis éclairés des critiques et les ventes ? Quelques libraires invités récemment sur France Info expliquaient qu'ils vendaient un Christine Angot, 2 Catherine Millet pour 10 romans d'Amélie Nothomb. Que se passe-t-il ? Les lecteurs ont-ils décidé de fuir les conseils de la critique ? Sont-ils devenus indifférents ?

Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration