France Culture
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La Conférence des Nations Unies sur le développement durable n’a pas encore officiellement commencé au Brésil qu’il est déjà question de son échec. Le Monde en a fait le gros titre de son édition de demain : « Environnement : rendez-vous manqué à Rio ». Les chefs d’Etat et de gouvernement -c’est devenu une habitude- devraient donc se quitter vendredi sur des engagements modestes, certains datant même de 1992. Il y a 20 ans.

Avec
  • Max Falque Consultant, spécialiste des problèmes d'environnement
  • Fabrice Flipo professeur de philosophie, membre du Laboratoire du Changement Social et Politique (Université Paris Diderot) et enseignant-chercheur en Grande Ecole à Institut Mines-Télécom
  • Guillaume Sainteny enseigne les politiques environnementales à l'Institut des sciences et industries du vivant et de l'environnement d'AgroParistech.
Fabrice Flipo
Fabrice Flipo
© Radio France - Melodie Lucchesi

A l’époque, la notion de développement durable était promise à un avenir radieux. Jusqu’à ce que la crise, économique, financière et sociale, relègue cette légitime préoccupation au second plan. La défense de l’environnement, d’accord, mais la défense de l’emploi, d’abord. C’est là que l’économie verte fait son apparition : et si les considérations écologiques pouvaient être des moteurs de croissance ? Une façon de transformer la contrainte en atout. Et manifestement, cela fonctionne puisque de plus en plus d’entreprises investissent aujourd’hui dans les technologies vertes. Sauf que la démarche est moins vertueuse qu’il y parait. Ce que recherchent les investisseurs avant tout, ce sont les bénéfices commerciaux, la rentabilité à long terme. Bref, pour ses détracteurs, l’économie verte ne serait rien d’autre qu’un écran de fumée agité par un capitalisme en pleine déconfiture pour tenter de ne pas sombrer. Le signe, inquiétant, d’une marchandisation accrue de la nature et du vivant.

Ce qui nous conduit ce soir, à la veille de Rio + 20, à poser la question suivante : « La nature est-elle à vendre ?  »

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Et le contrepoint de Raphaëlle Thomas

Eric Buffetaut
Eric Buffetaut
© Radio France - Raphaëlle Thomas

Même si elle a tendance par essence à se contempler le nombril, l’espèce humaine est une espèce animale comme une autre… Tout comme les dinosaures il y a de cela 65 millions d’années ou encore le malheureux dodo à la fin du 17ème siècle, l’homo sapiens tirera sa révérence un jour ou l’autre… Scénario apocalyptique… Astéroïde ravageur… ou tout simplement mutation de l’espèce… Des perspectives peu ragoûtantes et pourtant toutes aussi plausibles les unes que les autres selon les scientifiques… A mois que… à moins que l’homme ne provoque lui-même sa propre perte… Comment ? Et bien en épuisant les ressources de la terre par exemple… en assassinant sauvagement la planète… C’est la théorie de certains groupes écologistes…

Eric Buffetaut est paléontologue et directeur de recherche au CNRS… Il vient de publier aux Editions du Cavalier Bleu « Sommes-nous tous voués à disparaître ? »… Et pour lui ce scénario ne tient pas la route !

Du Grain à moudre_bonus_19-06-12

2 min

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Julie Gacon
Julie Gacon
Julie Gacon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration