Sexisme : quand y'en a plus y'en a encore ?

Une publicité qui a fait vivement réagir en 2000.
Une publicité qui a fait vivement réagir en 2000. ©AFP - JACK GUEZ
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« Charge mentale », « manspreading », « manterrupting », « mansplaining »… Comment l’apparition de ces notions témoigne d’un renouvellement de l’appréciation du sexisme ?

Avec
  • Camille Froidevaux-Metterie philosophe féministe, professeure de science politique et chargée de mission égalité-diversité à l’Université de Reims Champagne-Ardenne
  • Marie Allibert Porte-parole de Osez le féminisme
  • Marie-Anne Paveau Professeure en sciences du langage à l’Université Paris 13

Il faut avoir pratiqué les transports en commun pour en avoir fait l’expérience : tout corps masculin plongé dans une rame de métro a tendance à écarter les jambes lorsqu’il se retrouve en position assise. Y compris aux heures de pointe.
Un comportement qui porte désormais un nom : le "manspreading", autrement dit l’étalement masculin, également appelé "syndrome des couilles de cristal" par certaines associations féministes.

Le "manspreading", c’est le dernier en date des termes aujourd’hui utilisés pour qualifier des comportements qui relèvent du sexisme ordinaire. D’autres l’ont précédé : le "manterrupting", cette manie qu’ont les garçons de couper la parole aux filles ; le "mansplaining", lorsque les mêmes s’évertuent à leur expliquer ce qu’elles savent déjà. Et pour les amoureux de la francophonie, la "charge mentale", qui consiste à faire peser sur les femmes l’organisation de la vie du ménage.

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La rapidité avec laquelle ces notions se sont répandues est impressionnante. Elle témoigne d’une utilisation particulièrement efficace des réseaux sociaux par les nombreux collectifs et associations féministes. Mais leur multiplication ne finit-elle pas par amoindrir la force du message ? D’autant qu’on peut s’interroger sur la pertinence du caractère essentiellement sexiste de certains comportements.

"Sexisme : quand y en a plus, y en a encore ?"

Liens

Vidéos

  • Documentaire en ligne sur le site Arte « Féminisme : la 3ème vague ? », avec Mélanie Gourarier et Marta Corato
  • Brut. Manspreading, top 3 des excuses bidons

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