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Les dernières élections grecques avaient déjà fait passer la présidentielle française au second plan des préoccupations internationales : c’était le 6 mai dernier et l’effondrement des partis de gouvernement, favorables à la politique d’austérité, remettait la Grèce au cœur de la crise européenne.

Jacques Sapir et Christian de Boissieu
Jacques Sapir et Christian de Boissieu
© Radio France - M. Lucchesi

Le 17 juin prochain, rebelote. En France, ce sera le 2e tour des législatives, mais c’est le scrutin grec qui sera le plus observé. Il faut dire que l’enjeu est de taille. Laurent Fabius le résumait ainsi ce matin : si les Grecs veulent rester dans la zone euro, ils ne doivent pas voter pour des partis qui les en feraient sortir. Ce que les dirigeants du G8 exprimaient ainsi dans leur communiqué final ce week-end : oui au maintien de la Grèce, mais à condition que celle-ci respecte ses engagements. Autrement dit, le scrutin du 17 juin aura valeur de référendum : pour ou contre la monnaie unique. S’agit-il de faire peur aux électeurs grecs ? Sans doute. Mais pas seulement. Les propos du ministre français des affaires étrangères, ajoutés à ceux (la semaine dernière) de la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, ou encore du ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, ces propos tranchent avec le discours qui dominait il y a encore quelques semaines : l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone Euro, si elle n’est pas souhaitée, n’est plus exclue. François Bayrou assurait même hier que les banques allemandes s’y préparaient, sans crainte excessive. C’est dire si la façon d’évoquer le sujet a considérablement évolué en peu de temps. Certes, la crainte d’un effet contagion et d’une paupérisation accrue de la population grecque sont toujours présents. Mais un tabou est tombé.

Comment l’impensable est devenu possible ?

** Et le contrepoint de Julie Gacon. **

Stathis Kouvelakis
Stathis Kouvelakis
© Radio France - Julie Gacon

Le 6 mai dernier, les Grecs ont voté contre le discours dominant répété en boucle sur les chaînes de télévision nationales par une certaine élite, selon laquelle le pays "n'a pas le choix" de se soumettre aux mesures d'austérité imposées par Bruxelles. Aujourd'hui ont dit qu'ils ont "mal voté", on parle de leur "indiscipline", ce qui n'est pas sans rappeler certains discours en France lors du referendum sur la Constitution européenne... Stathis Kouvelakis est enseignant en philosophie politique au King's College de Londres, il était candidat aux législatives du 6 mai dernier pour le parti Syriza. Pour lui les accords signés par les précédents gouvernements avec la Troïka ne se résument pas à des accords économiques, ils sont à la fois la cause et la conséquence d'une profonde dégradation de la démocratie.

Stathis Kouvelakis

9 min

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ina.fr
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© Radio France

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Hervé Gardette
Hervé Gardette
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Production
Céline Leclère
Collaboration
Julie Gacon
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Production déléguée
Fanny Richez
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