Marché du vieux Damas, février 2016
Marché du vieux Damas, février 2016
Marché du vieux Damas, février 2016 ©Reuters - Omar Sanadiki
Marché du vieux Damas, février 2016 ©Reuters - Omar Sanadiki
Marché du vieux Damas, février 2016 ©Reuters - Omar Sanadiki
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Résumé

Pour l’instant, il tient. Le cessez-le-feu instauré en Syrie le 27 février est respecté. Mais les nombreux acteurs du conflit sont-ils vraiment décidés à avancer vers une résolution de celui-ci ?

avec :

Manon-Nour Tannous (Politologue, maître de conférences à l'Université de Reims, enseignante à Sciences Po et chercheure associée au Centre Thucydide (Université Paris II) et au Collège de France (chaire d’histoire contemporaine du monde arabe)), Khattar Abou Diab (politologue et professeur à l'université Paris-Sud, Directeur du Conseil Géopolitique-Perspectives), Denis Bauchard (conseiller pour le Moyen-Orient à l’Institut français de relations internationales (IFRI), ancien diplomate, ancien directeur d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères).

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Voilà une séquence qui méritera peut-être un jour d’être enseignée dans les cours de stratégie militaire. Cette leçon, c’est la Russie qui vient de l’administrer à l’ensemble des acteurs du dossier syrien. Le 30 septembre dernier, Moscou prend de cours la coalition dirigée par les Etats-Unis et mène une série de raids aériens sur la Syrie : officiellement contre les positions de l’Etat islamique, en réalité pas seulement puisque l’opposition à Bachar el Assad est aussi visée. Cette initiative contribue à complexifier un conflit vieux de presque 5 ans.

Mais voilà qu’aujourd’hui, les mêmes Russes passent pour des faiseurs de paix. Poutine et Obama se sont mis d’accord sur une trêve mi-février, laquelle est entrée en vigueur samedi dernier, mais on voit bien que son respect sur le terrain tient avant tout à la volonté du premier. Ban Ki Moon, le secrétaire général de l’ONU, ne s’y est pas trompé aujourd’hui, en remerciant le ministre russe des affaires étrangères pour « son rôle important dans les progrès accomplis récemment sur la Syrie »

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Acteur incontournable, Poutine n’en est pas pour autant un interlocuteur digne de confiance. Mais qui l’est vraiment aujourd’hui dans cette guerre interminable ? Bachar el Assad et son régime meurtrier ? Les rebelles syriens, affaiblis et divisés, alliés dans certains cas aux djihadistes d’Al Qaida ? Le voisin turc et sa diplomatie pleine d’ambiguïtés ? Les Etats-Unis, à la tête d’une coalition anti-Daech au sein de laquelle ils semblent avoir choisi de rester en retrait ? La France, qui après avoir refusé toute discussion avec le régime syrien, semble désormais s’y être résignée ?

« Syrie : à qui faire confiance ? »

Manon-Nour Tannous, Denis Bauchard
Manon-Nour Tannous, Denis Bauchard
© Radio France - JCF

Liens

  • Syrie : la diplomatie dans tous ces États (L'Orient le Jour)
  • La France craint un « échec » du cessez-le-feu en Syrie (Le Monde)
  • La Turquie pilonne les Kurdes : escalade dangereuse à la frontière turco-syrienne (L'Obs)
  • Syrie : Poutine gagne son pari, mais quel pari ? (L'Opinion)
  • Syrie : Bachar el-Assad annonce des élections législatives pour le 13 avril (Atlantico)
Références

L'équipe

Hervé Gardette
Hervé Gardette
Hervé Gardette
Production
Céline Leclère
Collaboration
Mélanie Chalandon
Production déléguée
Fanny Richez
Collaboration
Anne Kobylak
Réalisation
Cyril Baert
Collaboration