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L’agent immobilier nous avait rassurés : bien que situé au 1er étage, votre nouvel appartement ne souffre d’aucun vis-à-vis. Les fenêtres du salon et de la cuisine donnent sur une école de plain pied. La rue est peu passante. Discrétion assurée : pas même besoin de mettre des rideaux. Sauf que tout a changé il y a quelques semaines, après les attaques terroristes des 7 et 9 janvier. Il faut dire que l’école en question est une école juive, et que désormais, au moins deux militaires à la fois y stationnent en permanence, sur le trottoir, obligeant toute la famille à prendre son petit déjeuner avec, pour horizon, des hommes armés.

Christophe Crépin, Frédéric Gros, Jérome Thorel
Christophe Crépin, Frédéric Gros, Jérome Thorel
© Radio France - JCF

Finira-t-on par s’habituer à cette présence, si celle-ci devait durer ? Depuis que le plan Vigipirate, rebaptisé Sentinelle, est passé au niveau Alerte attentat, 10 000 soldats sont mobilisés, sans compter les forces de police et de gendarmerie. Des effectifs tout sauf invisibles : c’est d’ailleurs le principal objectif de leur mission : être vus pour dissuader et pour rassurer. Ce qui rend justement compliqué tout retour en arrière.

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Diminuer le niveau de surveillance peut donner le sentiment d’une plus grande vulnérabilité. On imagine mal par exemple aujourd’hui voir remises en cause les mesures de sécurité mises en place dans les aéroports après les attentats de 2001. Contrôle des sacs, contrôle des bâtiments, contrôle des transports : Vigipirate fait partie de notre quotidien. Le dispositif a d’ailleurs vocation, comme on peut le lire sur le site du gouvernement, à « assurer en permanence une protection adaptée des citoyens ». Avec leur assentiment, voire leur participation.

« Vigipirate, un état d’exception permanent ? »

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Hervé Gardette
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