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Il faut avoir regardé au moins une fois le concours de l’Eurovision pour comprendre que ce n’est pas sur la qualité musicale des chansons en compétition que se joue la victoire.

Si ce devait être le cas, il n’y aurait, le plus souvent, que des perdants.

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L’édition 2014 n’aura pas dérogé à la règle.

La victoire de la chanteuse travestie Conchita Wurst, femme à barbe autrichienne, ne doit sans doute pas grand-chose à la musique.

Mais bien davantage à la politique.

Sonia Dayan-Herzbrun, Jean-François Bayart, Nadine Cattan
Sonia Dayan-Herzbrun, Jean-François Bayart, Nadine Cattan
© Radio France

En période de tension renouvelée entre l’Ouest et l’Est de l’Europe, il s’agissait de montrer son appartenance, soit au camp des libéraux en matière de mœurs, soit à celui des conservateurs.

C’est en tout cas de cette manière qu’a été analysé le résultat de ce concours, qui ne mériterait pas qu’on s’y arrête plus longtemps s’il ne témoignait pas justement d’une vision du monde rarement prise en charge par la géopolitique.

A savoir comment les Etats se positionnent sur les questions liées aux libertés sexuelles, de quelle façon ce positionnement conditionne leur place au sein de l’ordre mondial…mais aussi comment ces questions sont instrumentalisées sur le terrain politique.

On pense par exemple, dans l’actualité récente, à la mobilisation autour des lycéennes enlevées au Nigeria, ou bien au baiser cannois de l’actrice iranienne Leila Hatami au président du Festival.

« Y a-t-il une géopolitique du sexe ? »

C'est notre sujet du jour.

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Hervé Gardette
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