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Gilles Ortlieb
Gilles Ortlieb

Alain Veinstein reçoit Gilles Ortlieb pour l'édition des *carnets de **Paul de Roux ** * "Au jour le jour, 5 " (Le Bruit du temps)...

« Un ciel brumeux, une douceur humide, quelques traces de pluie ici et là : une sente à la lisière invisible qui vous conduit à percevoir la délicatesse d'un gris (dans les nuées) et l'honnête sobriété de la lumière qui ne donne rien de trop : juste cela que nous n'épuiserons pas, que nous ne ferons qu'entrevoir et qui est le monde autour de la main traçant des lettres sur le papier quadrillé d'un calepin. - Rajoutons la livrée de ce pigeon qui s'est posé sur le faîte du grand mur et dont les nuances s'accordent si bien à la palette délicate du jour. » Paul de Roux, 19/6/2002.

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  • 4è de couverture -
Paul de Roux
Paul de Roux

Paul de Roux, né à Nîmes en 1937, est l'un des représentants les plus singuliers de ces poètes apparus dans les années 80, qu'on a appelés «néo-lyriques» ou encore «poètes du quotidien». S'il fait ses premiers pas dans La Traverse , revue de création littéraire qu'il fonde en 1969 avec quelques amis dont Pierre Leyris, Bernard Noël, Georges Perros et Henri Thomas, et qu'il arrête en 1974, Paul de Roux ne publie son premier recueil, Entrevoir , qu'en 1980, à l'âge de quarante-trois ans. Mais d'emblée, son champ poétique est conquis, sa voix assurée : usant du vers libre avec un art subtil, une langue dépouillée, lumineuse et de peu d'envolées lyriques, Paul de Roux façonne une poésie contemplative et sensuelle qui fait de la présence au Présent un art de vivre. Dans les plus petites choses de la vie ordinaire, les faits les plus ténus, les figures de rencontre, les variations du ciel, il s'attache, le front contre la vitre , à débusquer les signes d'une vie plus haute et plus substantielle, cette «vraie vie» dont Rimbaud disait qu'elle «est absente». Des signes qui sont aussi, pour le citadin assoiffé de lumière qu'il est, l'ultime «recours» contre la fatigue, l'usure, la solitude et la déréliction de ces haltes obscures qui sans cesse menacent le vivant.

Références

L'équipe

Alain Veinstein
Production
Didier Pinaud
Collaboration
Anne Perez
Réalisation
François Poirié
Collaboration