Simone Touseau, avec son bébé, le 16 août 1944 dans les rues de Chartres après avoir été tondue
Simone Touseau, avec son bébé, le 16 août 1944 dans les rues de Chartres après avoir été tondue
Simone Touseau, avec son bébé, le 16 août 1944 dans les rues de Chartres après avoir été tondue - Robert Capa © International Center of Photography
Simone Touseau, avec son bébé, le 16 août 1944 dans les rues de Chartres après avoir été tondue - Robert Capa © International Center of Photography
Simone Touseau, avec son bébé, le 16 août 1944 dans les rues de Chartres après avoir été tondue - Robert Capa © International Center of Photography
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Résumé

A Chartres, l'affaire Touseau défraie la chronique. Quelques jours après avoir été tondues sur la place publique, Simone et sa mère Germaine comparaissent devant une cour de Justice. Les deux femmes encourent la peine de mort pour faits de collaboration mais elles éviteront de peu cette condamnation

avec :

Fabrice Virgili (Directeur de recherche au CNRS.), Philippe Frétigné (Historien).

En savoir plus

Simone Touseau est accusée d'avoir dénoncé ses voisins. Trois jours après qu'elle et sa mère Germaine ont été tondues en public sur la place de Chartres le 16 août 1944, des épouses de déportés ont porté plainte contre elles. Au titre de l'article 75 : "Peut être inculpé pour trahison et puni de mort, tout Français en temps de guerre entretenant des intelligences avec une puissance étrangère ou ses agents".

D'abord incarcérées à la prison de Chartres, les deux femmes sont ensuite transférées au camp de Pithiviers. Jugées, elles encourent la peine de mort, ce destin qu'elles avaient évité de peu le 16 août 1944. Si l’on avait eu connaissance ce jour-là des accusations de dénonciation portées contre elles, peut-être auraient-elles été exécutées sur le champ ?

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Comment Simone Touseau s'est-elle défendue lors de son procès ? Son acte d'accusation comportait tous les faits de collaboration reprochés aux femmes : avoir adhéré à une organisation collaborationniste, avoir reçu de l’argent de l’occupant  et bien sûr “la collaboration horizontale“ qui signifie avoir entretenu des relations intimes avec des soldats de l'armée d’occupation.  Mais le dernier fait dont on accusait Simone Touseau, le plus important  sur l’échelle de gravité, à savoir la délation, n’a  pu être prouvé...

Une série en 6 épisodes, produite par Nedjma Bouakra, réalisée par Vincent Decque et Marie Plaçais. Conseillère au programme : Camille Renard.

Sixième et dernier épisode avec Philippe Fretigné, habitant de Chartres, co-auteur de  La Tondue, 1944-1947 ; Fabrice Virigili, historien, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des relations entre hommes et femmes au cours des deux guerres mondiales, et Gilles Fresson, ancien intendant de la Cathédrale de Chartres.

Références

L'équipe

Nedjma Bouakra
Production
Marie Plaçais
Réalisation
Pascaline Bonnet
Collaboration
Vincent Decque
Réalisation
Camille Renard
Coordination