Des manifestants à Hong Kong défilent à la veille du réveillon de l'an 2020.
Des manifestants à Hong Kong défilent à la veille du réveillon de l'an 2020.  ©Getty -  SOPA Images
Des manifestants à Hong Kong défilent à la veille du réveillon de l'an 2020. ©Getty - SOPA Images
Des manifestants à Hong Kong défilent à la veille du réveillon de l'an 2020. ©Getty - SOPA Images
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2020 aura été le théâtre de crises multiples imbriquées les unes dans les autres. Pandémie mondiale, catastrophe sanitaire, crise économique, troubles politiques... retour sur une année catastrophique.

Avec
  • Laurence Daziano Economiste, maître de conférences à Sciences Po et membre de la Fondapol
  • Natacha Valla Doyenne de l'École du management et de l'innovation à Sciences Po, ancienne directrice générale adjointe chargée de la politique monétaire à la Banque centrale européenne
  • Cecilia Bellora économiste au CEPII, chercheuse sur les politiques commerciales et les liens entre commerce international et environnement

Comment se profilait l'année 2020, il y a un an ? Que s'imaginait-on nous être réservé pour cette année de crises multiples que personne n'avait prédite ? Fin décembre 2019, la France était absorbée par la réforme des retraites et paralysée par les grèves des opposants. Le 31 décembre, lors des voeux aux Français du Président, Emmanuel Macron se voulait rassurant, cherchant un nouveau souffle pour le futur. “À l’aube d’une nouvelle décennie”, il promettait de ne rien céder “au pessimisme ou à l’immobilisme.”

Dans l’ensemble des discours, la question environnementale est mise de l’avant. Néanmoins, il y a encore un effort à faire pour passer des paroles aux mesures de politique publique. - Cécilia Bellora

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Les organisations internationales, quant à elles, prévoyaient une année à la croissance limitée. Dans son rapport sur les perspectives de l'économie mondiale, titré Timides signes de stabilisation, reprise poussive ? le FMI soulignait les risques liés à l’incertitude entourant les politiques commerciales, les tensions géopolitiques, les difficultés spécifiques des principaux pays émergents, l’intensification des troubles sociaux dans plusieurs pays et les catastrophes liées aux conditions météorologiques. Quant à la Banque mondiale, ses prévisions économiques publiées le 8 janvier 2020 prévoyaient un léger mieux, après une année compliquée : "après avoir connu sa plus faible performance depuis la crise financière mondiale, l'économie mondiale s'apprête à enregistrer un léger rebond cette année — si tout va bien."

La nouveauté en 2020, c’est qu’on a, d’un seul coup et de concert, imposé de mesures de confinement qui ont créé de façon exogène un arrêt brutal des forces productives. - Natacha Valla

"Si tout va bien", donc. Or, tout est allé de travers : le 31 décembre 2019, les autorités chinoises alertent l’OMS sur plusieurs cas de pneumonie virale inhabituelle à Wuhan en Chine. Et bientôt une année pandémique se dessine et l’économie mondiale chute.

La mondialisation, qu’on disait morte, a pourtant été étonnamment résiliente. On n’a pas connu un effondrement de l’économie comme dans les années 1930 et l’économie mondiale est en train de se restructurer. – Laurence Daziano

Le Temps du débat
39 min

À la fin d'une année catastrophique, marquée par la pandémie de Covid-19 qui a ouvert la voie à une multitude d'autres crises, nous invitons trois économistes pour faire le bilan : Natacha Valla, économiste, doyenne de l’école du management et de l’innovation de Sciences Po, Cécilia Bellora, économiste, chercheuse au CEPII et Laurence Daziano, économiste, maîtresse de conférences à Sciences Po Paris.

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