Avec 67% de sa superficie totale classés en « zone de montagne », l’Auvergne-Rhône-Alpes est la région métropolitaine la plus montagneuse, après la Corse.
Avec 67% de sa superficie totale classés en « zone de montagne », l’Auvergne-Rhône-Alpes est la région métropolitaine la plus montagneuse, après la Corse.
Avec 67% de sa superficie totale classés en « zone de montagne », l’Auvergne-Rhône-Alpes est la région métropolitaine la plus montagneuse, après la Corse.  ©Getty - Godong
Avec 67% de sa superficie totale classés en « zone de montagne », l’Auvergne-Rhône-Alpes est la région métropolitaine la plus montagneuse, après la Corse. ©Getty - Godong
Avec 67% de sa superficie totale classés en « zone de montagne », l’Auvergne-Rhône-Alpes est la région métropolitaine la plus montagneuse, après la Corse. ©Getty - Godong
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Résumé

L’économie de la région Auvergne-Rhône-Alpes est au deuxième rang, derrière l’Île-de-France, dans le PIB national. Première région industrielle du pays, elle a réussi à échapper au spectre de la désindustrialisation, contrairement aux territoires du Nord. Comment expliquer son succès ?

avec :

Rachel Linossier (Maître de conférences en aménagement et en urbanisme à l'Université Lumière Lyon-2 et à l'Institut d’urbanisme de Lyon), Mathias Bernard (Historien, Président de l'université Blaise-Pascal Clermont III), Anne Dalmasso (Professeure d'histoire contemporaine à l’université Grenoble Alpes, responsable de l'axe Territoire, environnement, santé).

En savoir plus

L’ensemble a fière allure. Troisième région de France par sa superficie, l’Auvergne-Rhône-Alpes est d’une taille quasiment analogue à l’ensemble Pays-Bas et Belgique. Peuplée de plus de 7,8 millions d’habitants, elle assure 11,5 % du PIB national, ce qui la place au deuxième rang national derrière l'Île-de-France et à un rang équivalent à la Catalogne au sein de l'Union Européenne. Avec un PIB par habitant de 31 060 €, elle dépasse l’Écosse et la Vénétie. 

Les milieux naturels jouent un rôle important dans l'économie, par l'agriculture d'abord : le secteur primaire, via les activités agricoles, reste très important et très diversifié en Rhône-Alpes. Et à l'autre bout du spectre économique, du coté du secteur tertiaire, on a tout ce qui relève des activités liées au tourisme, avec un secteur qui se réinvente en permanence depuis au moins un siècle. - Rachel Linossier

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Les pratiques hivernales se sont accompagnées de l'invention de nouvelles pratiques sportives qui, pour certaines d'entre elles, permettent le développement d'un secteur économique massif. On retrouve dans les Alpes françaises du Nord les plus grandes stations en termes de fréquentation à l'échelle européenne, voire mondiale. - Anne Dalmasso

L'Auvergne-Rhône-Alpes est surtout la première région industrielle de France selon les derniers chiffres de la Chambre de commerce et d’industrie. Avec plus de 505 000 emplois (salariés et non-salariés) sur 54 400 sites, elle est la région française qui compte le plus grand nombre d’emplois dans l’industrie. Celle-ci génère 18,3 % de la valeur ajoutée dans la région contre 14,3 % en France métropolitaine. Ce n’est pas un hasard donc si Laurent Wauquiez a annoncé sa candidature aux élections régionales à Tarare, en visite dans l'entreprise Rocle, spécialisée dans le textile.

La fracture entre villes et territoires ruraux est importante, mais il faut relativiser cette opposition. Certaines villes sont par exemple en dépression démographique, comme Montluçon dans l'espace auvergnois, et inversement toutes les campagnes ne sont pas en perte de vitesse en termes de population ou d'activité. Toute la partie rurale dans la grande Limagne, par exemple, à proximité de Clermont-Ferrand, a pris le virage de l'agroalimentaire et de l'agriculture productive. - Mathias Bernard

Il persiste un fort contraste entre l’Auvergne et Rhône-Alpes mais les deux ensembles présentent en réalité des traits communs dans la façon dont se sont développés leurs systèmes économiques : une forte capacité à tirer des ressources économiques de ressources naturelles qui marquent fortement le territoire (l’Auvergne-Rhône-Alpes est en effet la région métropolitaine la plus montagneuse, après la Corse), et surtout une certaine indépendance vis-à-vis de l’État dans l’organisation du tissu productif.

Comment expliquer le succès industriel d’une partie de la région ? Comment échappe-t-elle au spectre de la désindustrialisation qui touche les régions du Nord qui, elles aussi, ont connu un glorieux passé industriel ? Pour en parler, nous avons fait appel à Mathias Bernard, historien et président de l’Université Clermont Auvergne, Anne Dalmasso, professeure d’histoire contemporaine à l’université Grenoble Alpes où elle est responsable de l’axe « Territoire, environnement, santé » et Rachel Linossier, maître de conférences en aménagement et en urbanisme à l’Université Lumière Lyon-2 et à l’Institut d’urbanisme de Lyon.

À réécouter : Sur la route... de l'hyper-ruralité, en Auvergne

Références sonores

Références musicales

  • «  Saint Etienne » - Bernard Lavilliers
  • « Lyon Presqu’île » Benjamin Biolay

Pour aller plus loin

Références

L'équipe

Margaux Boulte
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée
Philippe Baudouin
Réalisation
Aliette Hovine
Collaboration
Anne Depelchin
Réalisation