Voitures neuves dans le port de Lianyungang (Chine) en attente d'être exportées aux Etats-Unis, en mai 2018 ©AFP
Voitures neuves dans le port de Lianyungang (Chine) en attente d'être exportées aux Etats-Unis, en mai 2018 ©AFP
Voitures neuves dans le port de Lianyungang (Chine) en attente d'être exportées aux Etats-Unis, en mai 2018 ©AFP
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Résumé

Le monde a stagné jusqu’à la révolution industrielle. La croissance économique, aussi bien comme phénomène que comme donnée objectivable, est quelque chose de récent, lié à l'urbanisation des sociétés et à l'apparition de statistiques nationales.

avec :

Caroline Gey (Professeure de SES en CPGE filière économique et commerciale au lycée Carnot (Paris XVII)).

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"La croissance ne vient pas de nulle part. Mais il y a un élément résiduel : on produit plus car on augmente la productivité globale des facteurs, attribuée par Robert Solow au progrès technique, même si lui n'explique pas ce progrès." (Caroline Gey)

Si "l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde", alors profitons de ces quelques jours qui nous séparent du bac pour le reconsidérer de fond en comble, et ce avec des yeux d’économiste. Longtemps l’histoire du monde s’est déroulée pour ainsi dire sans croissance, ou du moins sans qu’on la mesure. C’est à l'avènement du capitalisme et d’une société industrielle que l’on doit l’apparition de ce sacré "Graal de l’économie". D’abord envisagée comme un outil au service de la prospérité, la croissance est devenue une finalité, le sujet majeurs des controverses et des programmes de SES. Pourtant la croissance, telle qu’on l’entend aujourd’hui ne nous dit rien sur le bien-être ou la prospérité réelle de l’humanité. Elle cache dans ses méandres, la destruction des ressources naturelles, la montée des inégalités et bien d’autres externalités encore. A l’heure où la croissance s’essouffle et où les crises s’enchaînent au gré des soubresauts du capitalisme, que faut-il faire de cet objectif sur lequel tout semble reposer ? 

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"Dans les périodes d'expansion, les agents économiques ont tendance à être optimistes et à s'endetter pour financer certains projets. L'alimentation de la demande de ces actifs fait augmenter leur valeur. Elle va alors se déconnecter de leur valeur réelle." (Caroline Gey)

Références sonores :

  • Quantic, "Time Is The Enemy", extrait de l'album The 5th Exotic, 2001 (générique)
  • Dennis Meadows, scientifique, dans Du grain à moudre 29/05/2012
  • Joseph Stiglitz, économiste, le 5 février 2008, lors d’une conférence devant l’Asia Society
  • Philippe Aghion, économiste, dans Les C_ours du Collège de France_, le 26 septembre 2016 sur France Culture
  • Odezenne, "Chimpanzé", extrait de l'album Rien, 2014
  • Pierre Dockès, économiste, et Immanuel Wallerstein, sociologue, dans L'économie en questions, le 27 mars 2009 sur France Culture
  • Dominique Plihon, économiste, dans L'économie en questions, le 5 janvier 2009 sur France Culture
  • M, "La crise", extrait de l'album Mister Mystère, 2009
Episode suivant : Travail, emploi, chômage
58 min
Références

L'équipe

Portrait de Maylis Besserie
Portrait de Maylis Besserie
Maylis Besserie
Production
Arjuna Andrade
Collaboration
Cédric Fuentes
Collaboration
Julien Rosa
Collaboration
Marie Plaçais
Réalisation
Louis Drillon
Collaboration