Sale temps pour l'Europe
Sale temps pour l'Europe
Sale temps pour l'Europe ©Getty -  Dan Kitwood
Sale temps pour l'Europe ©Getty - Dan Kitwood
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Résumé

"Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens", disait Jean-Claude Juncker en 2015. Avant même les élections, la fameuse "Europe sociale", que les citoyens pourraient vouloir faire advenir, est-elle donc condamnée à rester à l’état de chimère ?

avec :

Antoine Vauchez (politiste, directeur de recherche au CNRS au Centre européen de sociologie et de science politique (Université Paris 1 - EHESS)), Coralie Delaume (Essayiste, collabore à Marianne).

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Quatrième et dernier épisode de notre série consacrée à l’Europe, à quelques semaines des élections. Cette semaine, nous avons retracé la généalogie de l’idée européenne depuis le XVIIIe siècle, imaginé une nouvelle politique commerciale pour le continent et ausculté les réussites et les échecs de la monnaie unique. Aujourd’hui, c’est cette pensée de Chateaubriand qui formera la toile de fond de notre réflexion : « La vieille Europe ne revivra jamais, écrivait-il, la jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? »

L’Union des 28 est en effet confrontée à de multiples défis et pour certains, son avenir dépendra de sa capacité à démocratiser réellement ses institutions et à faire advenir une Europe sociale. Mais est-ce seulement possible ?

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Le Parlement n'a pas de pouvoir. Ce n'est pas un Parlement, il n'est pas représentatif d'un peuple : il n'y a pas de peuple européen. D'autant que les nations, et plus spécifiquement l'Allemagne, a tendance à faire prévaloir ses intérêts nationaux. (Coralie Delaume)

Le Parlement européen a accru considérablement ses pouvoirs, notamment en matière d'écriture de la loi européenne, et donc de contrôle sur la Commission. Mais les limites structurelles sont restées les mêmes : il ne fait pas l'agenda européen... (Antoine Vauchez)

Archives

• Yves Bertoncini, à l’époque directeur de l’Institut Jacques Delors, le 7 juillet 2016  dans l'émission Du Grain à moudre sur France Culture
• Compilation d'archives de l'INA, avec les voix de François Mitterrand, Laurent Fabius, Bernard Kouchner, Dominique Strauss-Kahn, Michel Rocard et Martin Schulz
• Le président de l’UPR François Asselineau au micro de Natacha Polony sur Polony TV, le 28 novembre 2017
• Daniel Cohn-Bendit dans un conférence organisée à l’ENS le 8 novembre 2018

Musiques

• Générique : Quantic, "Time is the Enemy"
• The Velvet Underground & Nico, "European Son"
• Pavement, "Grave architecture"

Références

L'équipe

Arjuna Andrade
Collaboration
Cédric Fuentes
Collaboration
Elisabeth Miro
Réalisation
Julie Delabrosse
Collaboration
Aliette Hovine
Collaboration
Louis Drillon
Collaboration