Fléau de Dieu, fléau des hommes : une économie du désastre

Le Triomphe de la Mort, peint par Pieter Brueghel l'Ancien en 1562 illustre la multiplicité des fléaux qui répandaient la mort en Europe.
Le Triomphe de la Mort, peint par Pieter Brueghel l'Ancien en 1562 illustre la multiplicité des fléaux qui répandaient la mort en Europe. - Pieter Brueghel l'Ancien
Le Triomphe de la Mort, peint par Pieter Brueghel l'Ancien en 1562 illustre la multiplicité des fléaux qui répandaient la mort en Europe. - Pieter Brueghel l'Ancien
Le Triomphe de la Mort, peint par Pieter Brueghel l'Ancien en 1562 illustre la multiplicité des fléaux qui répandaient la mort en Europe. - Pieter Brueghel l'Ancien
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Dans le cadre des Rendez-vous de l'histoire de Blois 2020, Entendez-vous l'éco s'intéresse au Moyen Âge tardif et à son économie, marquée notamment par la peste noire. Une émission enregistrée en public à Blois.

Avec
  • Marilyn Nicoud Professeure d'histoire médiévale Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, membre du laboratoire CIHAM
  • Corinne Leveleux-Teixeira Professeure d’histoire du droit à l’Université d’Orléans, directrice d’études à l’École Pratique des Hautes Études
  • Claude Gauvard Historienne, professeure émérite à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste d'histoire politique, sociale et judiciaire du Moyen Âge

A fame, bello et peste, libera nos Domine, « De la faim, de la guerre et de la peste, délivre-nous Seigneur » : cette prière célèbre du XIVe siècle résume à elle seule tous les fléaux que connaît alors le royaume de France et l’ensemble de l’Occident… C’est l’époque des grandes catastrophes, signes de la crise économique et sociale que traverse le Moyen Âge tardif… Faut-il pour autant parler d’un déclin ?

Pendant les deux derniers siècles du Moyen Âge, le royaume de France, comme le reste de l’Europe, connaît des catastrophes spectaculaires qui sont la manifestation d’une crise générale de l’économie et de la société. Ces deux siècles qui constituent l’« automne du Moyen Âge » marquent-ils pour autant, comme on l’a longtemps cru, son « déclin » ? 

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En fait, le royaume de France s’adapte à des conditions nouvelles : en même temps que des transformations, cette crise engendre des progrès, marqués par la constitution d’un pouvoir royal fort qui n’hésite pas à intervenir sur le plan médical, conseillé par les professionnels de la santé, et sur le plan économique face aux difficultés des populations. 

Pour mieux comprendre cette période et les enjeux économiques qui la traversent, nous avons fait appelle à trois historiennes. Marilyn Nicoud, professeure à l’Université d’Avignon et spécialiste des épidémies, Claude Gauvard, professeure émérite d’histoire médiévale à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Corinne Leveleux-Teixeira, professeure d’histoire du droit à l’Université d’Orléans.

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