L'acteur économique est-il vraiment rationnel ?  ©AFP - FANATIC STUDIO / SCIENCE PHOTO L / FST / Science Photo Library
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Résumé

En quoi la rationalité de l'homo oeconomicus est-elle mise à mal par les apports de la psychologie comportementale et d'autres sciences humaines ?

avec :

Michel Aglietta (professeur émérite à l'université Paris-Ouest et conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie. Il a été membre de l'Institut universitaire de France et membre du Haut Conseil des finances publiques.), Mikael Cozic (Maître de conférence en philosophie des sciences à l’Université Paris Est et membre de l’Institut Universitaire de France, responsable de l’équipe “Décision, rationalité, interaction”), Olivier Favereau (professeur de sciences économiques, Université Paris Ouest et Collège des Bernardins, co-fondateur de l'école doctorale "Economie ».).

En savoir plus

Comme tous les jeudis, notre série s’achève par un débat.

Cette semaine, nous avons envisagé l’économie dans les rapports complexes qu’elle entretient avec la psychanalyse. Deux disciplines qui regardent le monde à travers le prisme de l’individu,  son comportement, ses interactions mais aussi la société avec laquelle il fait corps. 

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Fière des apports des sciences humaines - des travaux de la psychologie sociale et de l’anthropologie - la science économique a vu émergé l’économie comportementale et la neuroéconomie. Des courants qui mettent  à mal le concept de rationalité dont nous allons parler aujourd’hui.

Avec nous, aujourd’hui pour débattre sur la rationalité, l’économiste Michel Aglietta,  Olivier Favereau, et Mikael Cozic.

La psychologie mobilisée par l’économie n’est pas la psychologie freudienne, mais plutôt la psychologie cognitive ou expérimentale. A l’heure actuelle, les apports se situent au niveau individuel, et concernent la prise de décision individuelle, les questions de rationalité individuelle, et on laisse aux économistes le soin de développer le genre de conséquences que cela peut avoir à plus grande échelle. Mikael Cozic

Le courant dominant en économie est paradoxal, puisqu’il définit une entité, qu’on appelle l’homo oeconomicus, qui n’a aucun rapport avec autrui. Il ne peut en être ainsi que par le présupposé qu’il connaît ses désirs, […] jusqu’à l’infini du futur. […] C’est un modèle très spécial qui fait l’abstraction du temps. Michel Aglietta

L’économie orthodoxe n’est pas capable de résoudre le problème de l’incomplétude de l’avenir, ce qui élimine tous les problèmes intéressants en économie depuis les crises, les catastrophes, les découvertes, les progrès. […] Tous ces problèmes sont mis en valeur par l’économie orthodoxe, et l’économie orthodoxe ne peut pas les traiter sans se dissoudre. Olivier Favereau

Musiques :
Outkast - "Make No Sense At All"
Oneohtrix Point Never / Iggy Pop -  "The Pure and the Damned"
Générique : Quantic - "Time is the Enemy"

Références

L'équipe

Portrait de Maylis Besserie
Portrait de Maylis Besserie
Maylis Besserie
Production
Marie Plaçais
Réalisation