L'Italie penche mais ne rompt pas  ©AFP - John Guidi / Robert Harding Premium / robertharding
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L'Italie penche mais ne rompt pas ©AFP - John Guidi / Robert Harding Premium / robertharding
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Résumé

Après l'Irlande, direction l'Italie... Alors que le pays vient de connaître des élections à rebondissements, celles-ci nous interrogent sur le bilan de la social-démocratie, portée jusqu'à récemment par Matteo Renzi en Italie, dans la réponse qu'elle a apporté aux enjeux économiques et sociaux...

avec :

Pierre de Gasquet (Grand reporter, journaliste d’investigation et correspondant en Italie pendant 10 ans pour Les Echos), Philippe Ridet (Grand reporter au "Monde").

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"En une période très courte, on a vu se succéder des gouvernements très divers. Au plus fort de la crise est arrivé Mario Monti, appuyé par Bruxelles et l'establishment. [...] On assiste aujourd'hui à l'arrivée de cette alliance 'populiste' ou 'souverainiste', selon l'étiquette qu'on préfère." (Pierre de Gasquet)

Deuxième jour de notre série consacrée à l’Europe après la crise et à la situation économique de ses différents Etats-membres. Hier, nous avons évoqué le modèle paradoxal irlandais et ses transformations depuis 2008. Et force est de constater que dans bon nombre d’Etats la crise économique a viré en crise politique. L’exemple le plus criant en la matière est celui de l’Italie, où, après 7 années de social-démocratie, deux mouvements considérés comme populistes, La Ligue et le Mouvement 5 étoiles sont arrivés au pouvoir. Un succès électoral que l’on prête principalement aux difficultés socio-économiques du pays, et à un euroscepticisme croissant. Mais - avec le “trumpisme" avant l’heure de Silvio Berlusconi - l’Italie est aussi considérée comme le laboratoire politique de l’Europe. Alors, le cas italien est-il aujourd’hui le révélateur de l’échec de la social-démocratie en Europe ? Ou est-ce simplement le rejet des politiques d’austérité menées en Europe depuis la crise ?

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"Cela fait longtemps que l'Italie est vaccinée au populisme. Il ne faut pas oublier que Berlusconi, élu en 1994, incarne déjà un populisme. Il dit quasiment aux Italiens 'je vais vous rendre aussi riches que moi'. Ce qui est étonnant, c'est qu'ils croient encore au discours populiste vingt ans plus tard." (Philippe Ridet)

58 min

Références sonores :

  • Quantic, "Time Is The Enemy", extrait de l'album The 5th Exotic, 2001 (générique)
  • Lecture d'un extrait de Giacomo Leopardi, A l'Italie, 1818, traduit par Auguste Lacaussade, 1889, Alphonse Lemerre éditeur
  • Nicolas Sarkozy, président de la République française, et Angela Merkel, chancelière fédérale d'Allemagne, lors d'une conférence de presse le 23 octobre 2011 à l’issue de discussions sur la crise de l’euro à Bruxelles
  • Mario Monti, président du Conseil italien, le 16 novembre 2011 au Palais du Quirinale (Rome), lors de l’annonce de la composition de son gouvernement
  • Lucilla Galeazzi, "Mamma, mamma, mamma, mamma, cento lire", extrait de l'album Ancora bella ciao, 2010
  • Coralie Delaume, journaliste et essayiste, dans Du grain à moudre, le 1er juin 2018 sur France Culture
  • Fabien Escalona, docteur en sciences politiques et journaliste à Mediapart, dans L’Atelier du pouvoir, le 17 décembre 2016 sur France Culture
  • Offlaga Disco Pax, "Robespierre", extrait de l'album Socialismo Tascabile, 2005
Episode suivant : Le miracle portugais
58 min
Références

L'équipe

Portrait de Maylis Besserie
Portrait de Maylis Besserie
Maylis Besserie
Production
Arjuna Andrade
Collaboration
Cédric Fuentes
Collaboration
Julien Rosa
Collaboration
Marie Plaçais
Réalisation
Louis Drillon
Collaboration