Un marché à Abidjan en Côte d'Ivoire, où 120 personnes sont décédées du coronavirus.  ©AFP - ISSOUF SANOGO
Un marché à Abidjan en Côte d'Ivoire, où 120 personnes sont décédées du coronavirus. ©AFP - ISSOUF SANOGO
Un marché à Abidjan en Côte d'Ivoire, où 120 personnes sont décédées du coronavirus. ©AFP - ISSOUF SANOGO
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Résumé

L'Afrique est moins endeuillée que ce qui avait été prédit au début de la crise sanitaire. Pourtant, l'épidémie fait planer le risque d'une explosion de la pauvreté sur le continent.

avec :

Estelle Brack (économiste, spécialiste des questions bancaires et financières à l’iReMMO.), Kako Nubukpo (Economiste, ancien ministre togolais de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques, doyen de la faculté d’économie de l’Université de Lomé).

En savoir plus

Le premier novembre, l’Union africaine dénombrait 43 176 décès sur l’ensemble du continent africain, pour 1 794 507 cas déclarés. Des chiffres relativement rassurants par rapport aux prévisions alarmistes faites au début de la crise faites par cette même institution qui affirmait en mai que 190 000 personnes pourraient mourir en Afrique au cours de la première année de la pandémie. 

Néanmoins, si la catastrophe sanitaire a été évitée pour le moment, une autre inquiétude règne : celle d’une explosion de la pauvreté sur un continent où une majorité des économies nationales dépend de la bonne santé de la demande mondiale pour écouler ses matières premières, afin de pouvoir se procurer les biens nécessaires. Selon un rapport de la Banque Mondiale publié début octobre, 40 millions d'Africains risquent de basculer dans l'extrême pauvreté, soit à peu près trois fois la population du Sénégal.

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Nous sommes dans un cycle de la dette. Les besoins de financement bruts de l’Afrique devraient avoisiner 900 milliards de dollars pour la période 2020-2023, dont plus de 50% correspondent à l’amortissement de la dette extérieure. C’est considérable. - Estelle Brack

Comment faire mentir une nouvelle fois ces chiffres ? L’heure semble avoir sonné pour une stratégie forte de développement économique africain : diversification, résilience de l’économie informelle et affirmation de la voix de l’Afrique au sein des institutions…  Cette dernière perspective trouve un écho particulier alors que le 28 octobre a refusé Washington de valider la candidate nigériane Ngozi Okonjo-Iweala à la tête de l’OMC.

L’Afrique est un véritable terreau d’innovations : elle résiste, elle innove, elle s’adapte aux différentes crises, notamment celle-ci. - Kako Nubukpo

La crise sanitaire marque-t-elle un tournant dans l’organisation des modèles économiques africains ? Pour mieux les enjeux et les perspectives, nous avons fait appel à deux spécialistes de l'économie africaine : Kako Nubukpo, économiste, ancien ministre togolais de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques et doyen de la faculté d’économie de l’Université de Lomé ainsi qu'Estelle Brack, économiste, consultante et présidente fondatrice du cabinet de conseil kiraliT et membre du conseil d'administration de l’Institut de recherche et d’études méditerranée Moyen-Orient (IReMMo). 

58 min

Références sonores

  • Extrait d'une interview de Samba Mbaye et Jean Marie Fiz sur RFI, octobre 2020
  • Extrait d'un reportage de la chaîne Africa 24 de novembre 2020
  • Extrait d'une interview d'Emmanuel Macron sur RFI le 15 avril 2020
  • Extrait d'une interview de Ngozi Okonjo-Iweala sur Africa 24 en mars 2020
  • Extrait d'une interview de Wamkele Mene sur la chaîne Youtube MONEYLINE WITH NANCY TV, en septembre 2020.

Références musicales

  • Orchestra Baobab - "Utrus Horas"
  • Patrick Watson - "Lost with you"
Références

L'équipe

Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Antoine Jourdan
Collaboration
Léa Sabourin
Collaboration
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Production déléguée
Philippe Baudouin
Réalisation
Aliette Hovine
Collaboration
Anne Depelchin
Réalisation