13,4% de la population française a consommé, en 2015, au moins une fois une benzodiazépine dans le traitement d'une anxiété sévère, à l'image du Xanax.
13,4% de la population française a consommé, en 2015, au moins une fois une benzodiazépine dans le traitement d'une anxiété sévère, à l'image du Xanax. ©Getty - BSIP
13,4% de la population française a consommé, en 2015, au moins une fois une benzodiazépine dans le traitement d'une anxiété sévère, à l'image du Xanax. ©Getty - BSIP
13,4% de la population française a consommé, en 2015, au moins une fois une benzodiazépine dans le traitement d'une anxiété sévère, à l'image du Xanax. ©Getty - BSIP
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Alors que 2,5 millions de français souffrent de dépression chaque année, la consommation de médicaments psychotropes ne cesse d'augmenter. Xanax, Lexomil ou Temesta, ... ce large panel d'anxiolytiques jouent dorénavant un rôle central mais problématique dans le traitement des pathologies.

Avec
  • Nathalie Coutinet Economiste à l’université de Paris 13 Nord et chercheuse au Centre d’économie de l’université de Paris-Nord (CEPN)
  • Tonya Tartour auteur

Comment expliquer l’inflation spectaculaire du recours aux antidépresseurs au cours des cinquante dernières années, bien que leur efficacité est pour le moins discutable ?
S'agit-il d'un remède faute de mieux ? Faut-il y voir une augmentation de la prévalence des troubles mentaux communs ou le reflet d'une tendance globale à prescrire des antidépresseurs plutôt que des thérapies non-médicamenteuses ?
Faut-il remettre en cause une [trop] grande facilité d’accès aux antidépresseurs ?
Les apparitions récentes à la fois des médicaments en tant que tels mais aussi, de manière concomitante, de la maladie qu’ils sont censés soigner, interroge : la dépression ne serait-t-elle pas qu’un simple argument marketing pour une industrie du médicament psychotrope en plein boom ?
En somme, le marché des psychotropes n’est-il qu’une bulle créée par pure spéculation scientifique dans l’intérêt d’une industrie pharmaceutique toute puissante ?

Pour répondre à l'ensemble de ces interrogations fondamentales, nous avons le plaisir de recevoir Tonya Tartour, sociologue, chercheuse associée au Centre de Sociologie des Organisations de Sciences Po Paris et Nathalie Coutinet, économiste à l’université Paris 13 Nord et chercheuse au Centre d’économie de l’université de Paris-Nord. 

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