Une investisseuse thaï regarde les indicateurs de la bourse de Bangkok passer au rouge en mars 2020.
Une investisseuse thaï regarde les indicateurs de la bourse de Bangkok passer au rouge en mars 2020.
Une investisseuse thaï regarde les indicateurs de la bourse de Bangkok passer au rouge en mars 2020. ©Getty -  SOPA Images
Une investisseuse thaï regarde les indicateurs de la bourse de Bangkok passer au rouge en mars 2020. ©Getty - SOPA Images
Une investisseuse thaï regarde les indicateurs de la bourse de Bangkok passer au rouge en mars 2020. ©Getty - SOPA Images
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Résumé

La crise que nous traversons a beau ne par imputable au marché, elle n'en plonge pas moins l’économie comme discipline dans le brouillard. Comment la pratique des économistes s’est-elle adaptée à la crise ?

avec :

Hippolyte d'Albis (directeur de recherche au CNRS et professeur à l'École d'économie de Paris), Jean-Luc Tavernier (Directeur général de l’INSEE.), André Cartapanis (Professeur d’économie et de finances internationales à Sciences-Po Aix et membre du Cercle des économistes).

En savoir plus

Alors que la plus grande crise financière depuis 1929 venait tout juste d'éclater, la reine d’Angleterre n'avait pas hésité à demander des comptes aux autorités de régulation. "Comment se fait-il que personne n'ait rien vu ?" avait-elle lancé

Cette fois-ci, c'est différent. La récession n’est de la faute ni des économistes, ni des financiers, ni des patrons a-t-on répété à tous ceux qui voulaient bien l'entendre : c'est un choc exogène, une crise sanitaire. Mais l’épidémie n’en plonge pas moins les économies mondiales dans la crise : les indicateurs s’affolent, les données perdent leurs sens, on ne peut plus construire le budget et, aussitôt émises, les prévisions sont caduques...  alors qu’on la mobilise comme jamais pour prendre les décisions publiques, c’est toute l’économie comme discipline qui perd ses repères.

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Du point de vue des effets sur la pratique des économistes, le choc de la crise financière de 2008 a été beaucoup plus important que celui de la pandémie. - André Cartapanis

Le choc que nous connaissons aujourd’hui trouve son origine à l’extérieur de l’économie. À l’inverse, la crise de 2008 était endogène au système économique et financier. Elle a mis en évidence le fait que dans l’étude des relations entre économie réelle et finances, nous avions beaucoup de progrès à faire. - Jean-Luc Tavernier

Comment la pratique des économistes s’est-elle adaptée à la crise ? Comment les économistes se positionnent-ils dans le débat public ? Et comment l’économie intégrera à l’avenir peut-être de nouveaux processus ou de nouveaux schémas d’analyse ?

Le travail fait par l’INSEE pour mettre à disposition des économistes des données statistiques quasiment en temps réel est fantastique pour faire du diagnostic de politiques publiques. - Hippolyte d’Albis

Pour en parler, nous avons fait appel à trois spécialistes : Jean-Luc Tavernier, directeur général de l’INSEE, Hippolyte d’Albis, économiste, professeur à PSE, directeur de recherches au CNRS et André Cartapanis, économiste, Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques d'Aix-en-Provence. 

À réécouter : Esther Duflo, être économiste en temps de crise

Références sonores

  • Robert Boyer dans « Les matins de France Culture » le 13 janvier 2021
  • Olivier Blanchard dans « Entendez-vous l’éco » le 31 décembre 2019
  • L’économiste Paul Wilgrom apprend en pleine nuit qu’il a gagné le prix Nobel ( source : Le Parisien)

Références musicales

  • « Hard Times » Ray Charles
  • « Bang Bang » de Fedde Le Grand