Gary Batty, haltérophile canadien, s’entraînant pour les Jeux du Commonwealth  ©Getty -  Graham Bezant
Gary Batty, haltérophile canadien, s’entraînant pour les Jeux du Commonwealth ©Getty - Graham Bezant
Gary Batty, haltérophile canadien, s’entraînant pour les Jeux du Commonwealth ©Getty - Graham Bezant
Publicité
Résumé

Les annonces du gouvernement concernant le plan de relance confirment ce qui était pressenti : la compétitivité des entreprises est au centre de la stratégie de l'exécutif, laquelle passe notamment par un allègement important des impôts sur la production. Que leur est-il reproché exactement ?

avec :

Philippe Martin (Économiste et président délégué du Conseil d’analyse économique (CAE)), Nadine Levratto (Économiste et directrice de recherches au CNRS).

En savoir plus

Le plan de relance du gouvernement a été présenté hier. Parmi les mesures phare : la baisse annoncée de 10 milliards d'euros par an des impôts de production, des taxes accusées de peser sur la compétitivité des entreprises. C’est le reproche régulièrement adressé à la fiscalité française : elle fragiliserait les entreprises tricolores dans un monde globalisé, engagé dans une course au moins-disant fiscal.

Alors, faut-il réduire les impôts sur les sociétés en France ou repenser la fiscalité à l’échelle mondiale ? C’est la question que nous allons poser à nos deux invités, Philippe Martin, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris et président délégué du Conseil d'analyse économique, et Nadine Levratto, économiste, directrice de recherche au CNRS, chargée d’enseignement à l’université Paris Nanterre où elle préside le laboratoire Economix.

Publicité

Une critique qui est souvent faite aux impôts de production, et à laquelle j’adhère, c’est que ce sont des impôts qui, en grande partie, ne sont pas liés à la profitabilité des entreprises. Elles en payent, même si elles ne font pas de profit. L’impôt de production par excellence c’est la C3S qui est calculée directement sur le chiffre d’affaires. Au Conseil d’analyse économique (CAE), nous considérions qu’elle représentait ce qu’il y avait le plus d’impact négatif sur la compétitivité. - Philippe Martin

Tous les ans, et nous pouvons nous en réjouir, la France attire un très grand nombre d’investissements directs étrangers qui ne semblent pas gênés pas ces impôts sur la production. L’effet de ceux-ci n’est donc pas forcement décourageant sur l’implantation d’établissements étrangers. - Nadine Levratto

Pour aller plus loin :

Philippe Martin  et Alain Trannoy, Les impôts sur (ou contre) la production, Les notes du conseil d’analyse économique, n° 53, juin 2019.
Yannick L’Horty, Philippe Martin et Thierry Mayer, Baisses de charges : stop ou encore ?, Les notes du conseil d’analyse économique, n° 49, janvier 2019.
Clemens Fuest, Mathieu Parenti et Farid Toubal, Fiscalité internationale des entreprises : quelles réformes pour quels effets ?, Les notes du conseil d’analyse économique, n° 54, Novembre 2019.

Références sonores

  • Extrait de l'allocution de Jean Castex à l'université d'été du MEDEF le 26 août 2020
  • Extrait de la Tribune de Paris : Les hommes, les événements, les idées à l'ordre du jour de Paul Hallot du mercredi 30/10/1946. Archive Ina.
  • Extrait du film Harry Potter à l’école des sorciers
  • Extrait d'une lecture de Bernard Giraudeau de Harry Potter à l’école des sorciers de J. K. Rowling_._ Livre audio Gallimard Jeunesse.
  • Extrait d'une lecture de Bernard Giraudeau de Harry Potter à l’école des sorciers de J. K. Rowling_._ Livre audio Gallimard Jeunesse.
Références

L'équipe

Antoine Jourdan
Collaboration
Léa Sabourin
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée
Philippe Baudouin
Réalisation
Aliette Hovine
Collaboration
Anne Depelchin
Réalisation