Trottinettes électriques en libre service sur un trottoir de Berlin, 2022
Trottinettes électriques en libre service sur un trottoir de Berlin, 2022
Trottinettes électriques en libre service sur un trottoir de Berlin, 2022 ©Getty - Florian Gaertner
Trottinettes électriques en libre service sur un trottoir de Berlin, 2022 ©Getty - Florian Gaertner
Trottinettes électriques en libre service sur un trottoir de Berlin, 2022 ©Getty - Florian Gaertner
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Résumé

Le développement numérique de villes hyper-connectées s’effectue en grande partie par des acteurs privés. Les entreprises de l’économie numérique se sont insérées dans le champ urbain et renouvellent la face et les lois de ce marché.

avec :

Antoine Courmont (Sociologue, Directeur scientifique de la chaire Villes et numérique de Sciences Po Paris).

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Comment le numérique transforme-t-il la ville ? Depuis les années 2000, les smart cities promettent monts et merveilles à savoir une gestion plus efficace et plus écologique de la ville. Les start-ups et les géants du numérique se sont engouffrés dans ce marché porté par les données. A l’heure où la moitié de la population mondiale est urbaine, comment le public peuvent-ils travaillent ensemble pour rendre la ville plus vivable

Pour en parler, Tiphaine de Rocquigny reçoit Isabelle Baraud-Serfaty, enseignante à Sciences Po Paris et fondatrice d'Ibicity, et Antoine Courmont, docteur en Sciences Politiques et Directeur de la chaire Ville et Numérique à Sciences Po Paris.

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La ville, un espace à saisir : l’émergence d’un marché prometteur

Selon Antoine Courmont, "I_BM et Cisco débarquent dans le champ urbain. Ce sont des entreprises qui cherchent des relais de croissance et comme le monde s’urbanise, elles voient dans les villes un marché potentiel qui semble très prometteur. Notamment car, de leur point de vue d’ingénieur, la ville est un ensemble de systèmes techniques que l’on peut interconnecter grâce aux données, que l’on va faire circuler et que l’on va optimiser_". Pour Isabelle Baraud-Serfaty, "on a pas vu tout de suite que des acteurs comme AirBnb ou Uber étaient des acteurs de la ville. Par exemple, AirBnb a d’abord été vu comme un acteur qui allait disrupter le secteur du tourisme. On s’est ensuite rendu compte que c’était un acteur qui disruptait tout autant sinon plus le secteur du logement et même plus fondamentalement le fonctionnement des villes". 

La recherche d'une troisième voie entre privé et public

Selon Antoine Courmont, "la relation entre les collectivités et les plateformes est très intéressante car elle est plurielle. Elle montre que le déterminisme technologique qui voudrait que les acteurs privés s’imposent ne se passe pas comme ça. Sur les territoires, il y a des formes de régulation qui se mettent en œuvre". Pour Isabelle Baraud-Serfaty, "un certain nombre de ces plateformes ont besoin de ressources clefs qui appartiennent aux collectivités locales. Parmi ces ressources, il y a notamment la question de l’espace public et de la bordure de trottoir qui est une ressource clef pour tous les opérateurs de type Uber, VTC, logistique urbaine… Il y a un véritable enjeu à ce que les collectivités locales aient bien conscience que le fait qu’elles maîtrisent cet espace public, qui est absolument essentiel à ces acteurs pour opérer, est un levier qu’elles doivent activer".

Références sonores

Références musicales

New World Tower - Blur

Dirty Dancer - Orion Sun