Affiche publicitaire pour "L'Argent" d'Emile Zola (1840-1902) dans "Gil Blas", 1891. Illustration de Jules Cheret (1836-1932) Paris, Arts decoratifs
Affiche publicitaire pour "L'Argent" d'Emile Zola (1840-1902) dans "Gil Blas", 1891. Illustration de Jules Cheret (1836-1932) Paris, Arts decoratifs
Affiche publicitaire pour "L'Argent" d'Emile Zola (1840-1902) dans "Gil Blas", 1891. Illustration de Jules Cheret (1836-1932) Paris, Arts decoratifs  ©AFP -  Josse / Leemage
Affiche publicitaire pour "L'Argent" d'Emile Zola (1840-1902) dans "Gil Blas", 1891. Illustration de Jules Cheret (1836-1932) Paris, Arts decoratifs ©AFP - Josse / Leemage
Affiche publicitaire pour "L'Argent" d'Emile Zola (1840-1902) dans "Gil Blas", 1891. Illustration de Jules Cheret (1836-1932) Paris, Arts decoratifs ©AFP - Josse / Leemage
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Résumé

Si toute cette semaine nous nous sommes demandés comment la littérature a pu rendre compte des transformations économiques et sociales et comment elle est venue compléter les modèles économiques même, nous nous poserons aujourd'hui la question de savoir quels peuvent être ses effets sur l'économie.

avec :

Arno Bertina (Écrivain), Florence Magnot (Professeure de littérature française à l’université de Rennes 2), Alexandre Péraud (Maître de conférences en littérature à l’Université Bordeaux Montaigne).

En savoir plus

Comme tous les jeudis, notre série s’achève par un débat.

Cette semaine, nous avons voyagé au fil de récits romanesques pour en extraire une lecture économique - un témoignage fictionnel sur le monde.

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Nous avons rejoins l’agent économique Robinson sur son île, puis les “mondes” Zoliens incarnés par les Rougon-Macquart, avant de rejoindre le ménage Des choses de Perec, produit romanesque de la société de consommation.

La littérature économique a pu puiser dans ces romans - et bien d’autres - des descriptions, des analyses pour ne pas dire “des quasi études” (comme on dirait de celles des peintres) des mécanismes socioéconomiques de leur époque.

Alors que dire de l’économie comme motif littéraire? A l’inverse que dire du rôle de la littérature dans la production de traces des tensions et transformations qui traversent les sociétés?  Ce sont ces liens de dualité et de réciprocité entre économie et le récit littéraire qui vont nous occuper aujourd'hui.

Il y a une fascination entre littérature et économie, donc concurrence, du moins heurt, dans la mesure où la littérature pose une instabilité du point de vue alors que l’économie s’érige comme un discours scientifique, à partir du 18e siècle, qui entend donner la vérité. Florence Magnot

L’économie efface en elle tout ce qui est marque de fiction. A partir du 19e siècle, elle n’a de cesse de réclamer qu’elle est une science close, achevée, et qu’il faut se consacrer à la diffusion du savoir économique. Alexandre Péraud

Le macro se trouve peut-être aussi dans la littérature, à travers un personnage qui serait au moins double si ce n’est triple. La dimension polyphonique toujours traquée dans l’écriture consiste à trouver dans le micro du macro, c’est-à-dire à trouver tout un peuple dans un personnage, des désirs ambivalents, des contradictions internes ou externes. Arno Bertina

Musiques :
Paris Combo "L’avenir incertain du Titanic"
Feu! Chatterton "Porte Z"
Générique : Quantic "Time is the enemy"

Références

L'équipe

Portrait de Maylis Besserie
Portrait de Maylis Besserie
Maylis Besserie
Production
Arjuna Andrade
Collaboration
Cédric Fuentes
Collaboration
Eléonore Richard
Collaboration
Marie Plaçais
Réalisation