Petit Biscuit, l'un des artistes les plus steamés en France, lors des Victoires de la musique 2018 à La Seine Musicale (Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine) ©AFP - Thomas Samson
Petit Biscuit, l'un des artistes les plus steamés en France, lors des Victoires de la musique 2018 à La Seine Musicale (Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine) ©AFP - Thomas Samson
Petit Biscuit, l'un des artistes les plus steamés en France, lors des Victoires de la musique 2018 à La Seine Musicale (Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine) ©AFP - Thomas Samson
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Résumé

Le disque est mort, vive le streaming ? Les récentes mutations de l’industrie musicale posent de nouvelles questions aux différents acteurs : comment s’adapter à des modes de consommation qui évoluent, comment pérenniser les modèles économiques tout en rémunérant équitablement la création musicale ?

avec :

Françoise Benhamou (économiste de la culture, professeure à Sorbonne Paris Nord, co-présidente du Cercle des Economistes.), Guillaume Leblanc (Directeur du Syndicat national de l’édition phonographique (SNEP)), Sophian Fanen (Journaliste, co-fondateur du média en ligne LesJours.fr).

En savoir plus

"Pour l’instant, le streaming n’est pas rentable. Et Les artistes continent à être la variable d’ajustement du marché (à part les très grandes stars). Le streaming ne leur apporte que très peu." (Françoise Benhamou)

Aujourd’hui, c’est le dernier jour de notre semaine “Chantons sous la crise”. Cette semaine, nous avons choisi d’explorer trois moments charnières de l’histoire économique et sociale et leur écho musical. Nous avons, tout d’abord, écouté la crise économique de l’entre-deux-guerres résonner dans la plainte de la chanson réaliste. Puis, nous avons assisté à la transformation du courant punk, devenu contestataire au beau milieu du tournant libéral. Les années de crise qui suivirent, ne se ressemblèrent pourtant pas. Elles furent prises dans les flows rapés des voix de minorités, désireuses d’être enfin “dans la place”. Au milieu de ce paysage musical, le capitalisme a lui aussi, peu à peu structuré la musique - du moins son industrie. Une industrie qui évolue au gré d’innovations techniques qui agissent en retour, sur la création elle-même ?

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"Le vinyle devient un objet de collection. Il est l’objet transitionnel avec lequel on crée un lien avec l’artiste qu’on aime, mais peut-être qu'il ne faut pas trop le fétichiser..." (Sophian Fanen)

Références sonores :

  • Quantic, "Time Is The Enemy", extrait de l'album The 5th Exotic, Tru Thoughts, 2001 (générique)
  • Pascal Nègre, alors président d’Universal Music, au micro de François Sorel, dans l’émission De quoi j’me mail le 29 mai 2015 sur RMC
  • Nicolas Lurien, économiste, au micro d’Hervé Gardette, dans Du Grain à moudre le 23 octobre 2013 sur France Culture
  • Madeleine Peyroux, "Dance Me to the End of Love", extrait de l'album Careless Love, Rounder Records, 2004

"Le streaming est entré dans les foyers de France par la jeunesse, avec deux genres musicaux qui tirent leur épingle du jeu : les musiques urbaines et l’électro. Mais aujourd'hui 1 streamer sur 4 a plus de 50 ans : l’usage est en train de pénétrer dans la population." (Guillaume Leblanc)

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[◀◀] Rembobinage... 

L'intégralité des épisodes de la semaine est à retrouver ici :

Intégrale de la série : Chantons sous la crise !

Demain à 14h, retrouvez Métronomique par Amaury Chardeau, sur Nos corps conducteurs : l'électrification du monde. On se retrouve lundi pour une nouvelle semaine d'Entendez-vous l'éco ? où nous partirons en vacances : origines et mécanismes socio-économiques du tourisme, aménagement du territoire et idée du voyage... 

59 min
Références

L'équipe

Portrait de Maylis Besserie
Portrait de Maylis Besserie
Maylis Besserie
Production
Arjuna Andrade
Collaboration
Cédric Fuentes
Collaboration
Julien Rosa
Collaboration
Marie Plaçais
Réalisation
Louis Drillon
Collaboration