Graffiti sur un mur à Paris, janvier 2015
Graffiti sur un mur à Paris, janvier 2015
Graffiti sur un mur à Paris, janvier 2015 ©AFP - Joël Saget
Graffiti sur un mur à Paris, janvier 2015 ©AFP - Joël Saget
Graffiti sur un mur à Paris, janvier 2015 ©AFP - Joël Saget
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Résumé

A l'ère du numérique, le respect de la vie privée repose sur la manière dont sont collectées et exploitées nos données personnelles - des informations analysables, malléables, influençables - par les entreprises. Serait-ce alors une utopie de vouloir se protéger contre leur utilisation abusive ?

avec :

Michaël Foessel (philosophe, spécialiste de la philosophie allemande et de la philosophie contemporaine, et professeur à l'école Polytechnique), Sandra Lemeilleur (Chercheure en sciences de l'information et de la communication et chargée d’enseignement à l'Université Bordeaux-Montaigne), Fabrice Rochelandet (Professeur en sciences de l'information et de la communication à l'Université Sorbonne-Nouvelle (Paris III)).

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"Ce qui change avec le numérique, dans cette exposition où je décide de divulguer des informations parfois intimes, c'est que je suis livré à moi-même. L'offre de données, d'informations personnelles, est l'oeuvre des individus eux-mêmes. Quand je remplis ma page Facebook, quand j’interagis avec d'autres, je vais dévoiler tout un tas d'informations : il y a une publicisation forte de mes données, et de manière volontaire." (Fabrice Rochelandet)

Comme tous les jeudis, notre série s’achève par un débat. Cette semaine, nous avons questionné les mécanismes qui caractérisent l’intime et la vie privée. Bien que difficile à circonscrire, ces notions ont été intégrées aux modèles d’analyse socio-économiques, notamment grâce à l’unité de “ménage”. C’est désormais devenu un champ d’étude qui a pour objet de sonder la mise en marché de l’intime. Un marché qui évolue selon les règles de la nouvelle économie et met à disposition sur la toile tout ce que l’intime a de moins caché et de plus vendeur. Aujourd’hui ce sont les frontières de l’intime, redessinées au gré - des territoires d’expression numérique - que nous allons explorer.

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Pour définir les nouveaux contours de l’intime donc : Michael Foessel, philosophe et professeur à Polytechnique et auteur de La privation de l’intime, au Seuil, Sandra Lemeilleur, membre associée au Laboratoire MICA de l’Université Bordeaux Montaigne et auteure notamment de L’intime dans les réseaux sociaux, paru dans la revue Mondes sociaux, et Fabrice Rochelandet, professeur en sciences de la communication à l’Université Sorbonne-Nouvelle, auteur de l’Economie personnelle et de la vie privée, dans la collection Repères de La Découverte.

Références

L'équipe

Portrait de Maylis Besserie
Portrait de Maylis Besserie
Maylis Besserie
Production
Arjuna Andrade
Collaboration
Cédric Fuentes
Collaboration
Eléonore Richard
Collaboration
Julien Rosa
Collaboration
Marie Plaçais
Réalisation