Un jeune homme mendie dans les rues de Paris. Le taux de pauvreté des 18-25 ans a augmenté de 8,2 % à 12,6 % entre 2002 et 2017.
Un jeune homme mendie dans les rues de Paris. Le taux de pauvreté des 18-25 ans a augmenté de 8,2 % à 12,6 % entre 2002 et 2017. ©AFP - KENZO TRIBOUILLARD
Un jeune homme mendie dans les rues de Paris. Le taux de pauvreté des 18-25 ans a augmenté de 8,2 % à 12,6 % entre 2002 et 2017. ©AFP - KENZO TRIBOUILLARD
Un jeune homme mendie dans les rues de Paris. Le taux de pauvreté des 18-25 ans a augmenté de 8,2 % à 12,6 % entre 2002 et 2017. ©AFP - KENZO TRIBOUILLARD
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La crise économique et sanitaire est venue compliquer davantage la situation de nombreux jeunes Français qui vivent en situation de précarité. Comment peut-on s'attaquer à ce phénomène qui s'aggrave depuis des années ?

Avec
  • Camille Peugny Sociologue, professeur à l'Université Versailles-Saint-Quentin, spécialiste des inégalités sociales.
  • Catherine Fillon Professeure d’histoire du droit et des institutions à l’Université Lyon III.

Alors que la fin du second confinement approche, les difficultés des jeunes, qui semblent avoir été entendues par le Président de la République, restent fortes. La précarité des étudiants et des jeunes actifs s’est encore aggravée avec la crise du Covid-19 et ravive le spectre d’une génération sacrifiée. En effet, selon l’Observatoire des inégalités, la pauvreté augmente chez les plus jeunes : avec la crise sanitaire, les étudiants ont souvent perdu leur petit boulot qui leur permettait d’assurer leur train de vie quotidien et viennent désormais grossir les rangs des précaires. Pour ceux qui entrent sur le marché du travail, l’avenir est tout autant incertain.

Le modèle français part du principe que la famille est aidante. C’est vrai dans bien des cas, mais ça ne l’est pas dans tous. - Catherine Fillon

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Lors de son allocution télévisée du mardi 24 novembre, Emmanuel Macron a toutefois précisé que le plan "un jeune, une solution" ferait l'objet de moyens accrus. Cette plateforme, qui vient d'être lancée par le ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion, a pour objectif de "mettre en relation les jeunes de moins de 26 ans cherchant un emploi, une formation ou une mission avec des entreprises" et de "ne laisser aucun jeune sans solution". Une politique bienvenue, mais parfois insuffisante pour venir en aide à des jeunes dont les conditions de vie ont commencé à se dégrader bien avant l’arrivée du Covid-19.

À chaque crise, on bricole des dispositifs, on improvise, alors qu’on devrait réfléchir à transformer en profondeur les politiques. - Camille Peugny

Face à la pauvreté des jeunes, gonflée par la crise sanitaire, quelles politiques publiques peuvent endiguer ce phénomène et réduire les inégalités criantes de ce groupe social hétéroclite ? Pour en parler, nous avons fait appel à Catherine Fillon, professeure d’histoire du droit et des institutions à l’Université Lyon III et Camille Peugny, sociologue, professeur à l'Université Versailles-Saint-Quentin, spécialiste des inégalités sociales.

3 min

L'équipe

Tiphaine de Rocquigny
Tiphaine de Rocquigny
Antoine Jourdan
Collaboration
Léa Sabourin
Collaboration
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Marguerite Catton
Production déléguée
Philippe Baudouin
Réalisation
Aliette Hovine
Collaboration
Anne Depelchin
Réalisation