Barbara Kruger, "Who Owns What?" (détail), 2012, imprimé numérique sur vinyle, 292,5 x 279,6 cm, Tate Modern (Londres, Royaume-Uni) • Image modifiée selon les termes de la licence (creativecommons.org) - FaceMePLS / Creative Commons Attribution 2.0 Generic (CC BY 2.0)
Barbara Kruger, "Who Owns What?" (détail), 2012, imprimé numérique sur vinyle, 292,5 x 279,6 cm, Tate Modern (Londres, Royaume-Uni) • Image modifiée selon les termes de la licence (creativecommons.org) - FaceMePLS / Creative Commons Attribution 2.0 Generic (CC BY 2.0)
Barbara Kruger, "Who Owns What?" (détail), 2012, imprimé numérique sur vinyle, 292,5 x 279,6 cm, Tate Modern (Londres, Royaume-Uni) • Image modifiée selon les termes de la licence (creativecommons.org) - FaceMePLS / Creative Commons Attribution 2.0 Generic (CC BY 2.0)
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Résumé

Quand l'art se consomme, quand la consommation se fait art... Au XXe siècle, et jusqu'à aujourd'hui, face à l'émergence progressive d'une société de consommation (d'hyperconsommation même), les artistes se sont emparés de ces questions en interrogeant la consommation de l'objet esthétique lui-même.

avec :

Guitemie Maldonado (Professeure d'histoire générale de l’art des XXe et XXIe siècles à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris), Paul Ardenne (critique d’art, historien de l’art, commissaire d’exposition et écrivain).

En savoir plus

"Qu'est-ce qui distingue un objet d'une oeuvre ? C'est une question qui sous-tend la production des artistes et les débats théoriques à l'ère contemporaine." (Guitemie Maldonado)

Troisième jour de notre série sur les représentations de l’économie en peinture. Hier nous avons croqué les grands courants qui ont accompagné la révolution industrielle et le “siècle de fer”. Aujourd’hui, nous entrons dans le XXème siècle : au moment où l’art moderne devient contemporain et l’économie synonyme de consommation. Deux champs qui entrent en écho, et s’entrechoquent au son des boîtes de conserve du Pop Art et de ses successeurs. Dès lors les artistes ne cesseront de détourner les codes de production industrielle, pour mieux en faire la critique. Peintures, collages, installations : tous les moyens sont bons pour dépeindre les “hypers”, d’une société capitaliste boulimique, qui paradoxalement fera de l’art, un nouveau produit marketé, conditionné et consommable à souhait.

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"La plupart des artistes modernes font partie de la bourgeoisie. Cézanne n'a jamais travaillé, Paul Degas vient d'une famille riche. L'absence de contraintes économiques a justement permis une liberté dans le travail créatif." (Paul Ardenne)

16 min

Références sonores :

  • Quantic, "Time Is The Enemy", extrait de l'album The 5th Exotic, Tru Thoughts, 2001 (générique)
  • Lecture d'un extrait de L'âme humaine sous le socialisme, 1891
  • Archive INA de Salvador Dali, peintre, diffusée dans le journal télévisée d'Antenne 2 du 23 janvier 1989
  • Anne Cauquelin, philosophe, écrivaine et plasticienne, dans Répliques, le 4 novembre 1996 sur France Culture
  • Barbara Kruger, artiste, dans Barbara Kruger: In Her Own Words de la National Gallery of Art de Washington, septembre 2016
  • Wim Delvoye, artiste, entretien par le Laboratoire artistique ‘’Lab’Bel’’ en 2017
  • Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp, "Tralala", extrait de l'album Rotorotor,  2014
58 min
Références

L'équipe

Portrait de Maylis Besserie
Portrait de Maylis Besserie
Maylis Besserie
Production
Arjuna Andrade
Collaboration
Cédric Fuentes
Collaboration
Julien Rosa
Collaboration
Louis Drillon
Collaboration