Le pôle de la Défense symbolise, sur le plan architectural, l’essor des grandes tours redessinant le paysage de la région.
Le pôle de la Défense symbolise, sur le plan architectural, l’essor des grandes tours redessinant le paysage de la région.
Le pôle de la Défense symbolise, sur le plan architectural, l’essor des grandes tours redessinant le paysage de la région. ©Getty - Herve CHAMPOLLION
Le pôle de la Défense symbolise, sur le plan architectural, l’essor des grandes tours redessinant le paysage de la région. ©Getty - Herve CHAMPOLLION
Le pôle de la Défense symbolise, sur le plan architectural, l’essor des grandes tours redessinant le paysage de la région. ©Getty - Herve CHAMPOLLION
Publicité
Résumé

C'est la région de tous les superlatifs : l'Île-de-France n'occupe que 2% du territoire mais concentre 18% de la population, 23% des emplois, 31% du PIB français et même 4,6% du PIB de l'Union européenne.

avec :

Monique Poulot (Géographe, professeur à l’université Paris Nanterre), Nadine Levratto (Économiste et directrice de recherches au CNRS), Adeline Heitz (Urbaniste et maîtresse de conférences au CNAM).

En savoir plus

Un débat récurrent entre économistes tente de relier la productivité à la densité. C'est un débat très ancien dans la littérature économique, il date des années 1920 avec les économies externes d'agglomération d'Alfred Marshall : ce que l'entreprise ne gagne plus à l'intérieur grâce aux économies d'échelle, elle peut l'obtenir grâce à des ressources tangibles ou intangibles qui sont autour d'elles (une main d'oeuvre qualifiée, des infrastructures). - Nadine Levratto

L’essentiel du processus de polarisation du pouvoir en Île-de-France s’explique fondamentalement par le fait que l’économie française est, à l’échelle européenne et mondiale, l’un des systèmes les plus concentrés, aux mains d’un nombre limité de grandes et très grandes firmes : l’Île-de-France regroupe ainsi plus de 80 % des sièges sociaux des 3 000 plus grandes entreprises françaises.

Publicité

Tout ce qui fait la richesse de l'Ile-de-France, c'est l'économie ordinaire : au-delà de la notion même de siège social, ce sont les activités qui concernent l'industrie et la logistique par exemple qui font la force de l'Île-de-France. Ce n'est pas qu'une question de nombre de sièges sociaux. - Adeline Heitz

Cette concentration cache cependant des effets pervers, de saturation économique et démographique notamment. De plus, l’inégalité spatiale et sociale est structurelle dans la région francilienne : alors que le prix du mètre carré explose dans Paris intra-muros, des écoles ferment et les médecins désertent des territoires comme la Seine-et-Marne. Comment rééquilibrer cet ensemble ? Plus que tout autre région, l’Île-de-France fait face à la problématique de la conjugaison de l’organisation de son territoire et de son efficacité économique ?

L'agriculture francilienne est l'une des plus productives de France et d'Europe, avec des gains de productivité extraordinaires pendant ces trente dernières années, et le contact avec le ville ajoute encore à cette recherche de productivité. - Monique Poulot

Faut-il lutter contre le mouvement naturel de concentration qui permet pourtant aux entreprises de réaliser de réels gains de productivité ? Comment organiser les logiques sociales, résidentielle et fonctionnelle qui peuvent sembler contradictoires, sur un espace limité ? Pour en parler, nous avons fait appel à Monique Poulot, géographe et professeure à l’Université Paris Nanterre Ouest La Défense, Nadine Levratto, économiste et directrice de recherches au CNRS et Adeline Heitz, urbaniste et maîtresse de conférences au CNAM.

À réécouter : A-t-on encore besoin du Grand Paris ?

Références sonores

Références musicales

  • "Paris" - Camille
  • "You, Love" - Kid Francescoli

Pour aller plus loin

Références

L'équipe

Margaux Boulte
Collaboration
Marguerite Catton
Production déléguée
Philippe Baudouin
Réalisation
Aliette Hovine
Collaboration
Anne Depelchin
Réalisation