Le vice-premier ministre chinois Deng Xiaoping et le président américain Jimmy Carter lors de la signature de l'accord de coopération scientifique et technologique américano-chinois  à la Maison Blanche (31 janvier 1979). ©Getty - Sovfoto/Universal Images Group
Le vice-premier ministre chinois Deng Xiaoping et le président américain Jimmy Carter lors de la signature de l'accord de coopération scientifique et technologique américano-chinois à la Maison Blanche (31 janvier 1979). ©Getty - Sovfoto/Universal Images Group
Le vice-premier ministre chinois Deng Xiaoping et le président américain Jimmy Carter lors de la signature de l'accord de coopération scientifique et technologique américano-chinois à la Maison Blanche (31 janvier 1979). ©Getty - Sovfoto/Universal Images Group
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Résumé

La diplomatie scientifique ne date pas d’hier, notamment avec la Chine, songeons à Matteo Ricci, prêtre jésuite italien et missionnaire en Chine, qui a pu pénétrer les cercles impériaux chinois à la fin du XVIe siècle grâce à son savoir astronomique.

avec :

Pierre Lemonde (physicien, directeur de recherches au CNRS), Stéphanie Balme (professeure à Sciences Po / PSIA (Paris School of International Affairs), directrice de recherche au CERI et doyenne du Collège universitaire).

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Aujourd’hui la diplomatie scientifique a pris un tour plus préoccupant à l’heure du capitalisme cognitif, de l’intelligence artificielle et du renouveau d’une politique de puissance des États. D’où l’urgence à se doter d’une véritable doctrine au niveau européen en la matière. 

Nous débattrons de ce sujet avec Stéphanie Balme, politiste et doyenne du collège universitaire de Sciences Po, et Pierre Lemonde, physicien, directeur de recherches au CNRS, qui ont tous deux été conseillers à l’ambassade de France à Pékin. 

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Dans l'idéal, les deux univers de la science et de la diplomatie ont un objectif commun qui est la paix et le développement. Mais ils sont confrontés à des méthodes de travail radicalement différentes : la science a tendance à être naturellement internationale et naturellement ouverte (Open source), alors que la diplomatie est plutôt repliée vers des intérêts nationaux et dans une zone de non partage de données qui sont, en général, confidentielles. [...] C'est un grand classique de la difficulté à allier science et politique. Stéphanie Balme 

Je crois que la France a été parmi les premiers pays à avoir des représentants dans les ambassades qui s'occupent de coopération scientifique. Il y a vraiment eu un côté pionnier qui s'est fait naturellement dans le cadre du réseau de coopération culturelle, qui a pris en considération cette dimension scientifique. Pierre Lemonde

La diplomatie scientifique est un sous-produit de la diplomatie culturelle, ce qui est un peu surprenant. On a une diplomatie culturelle qui est très ambitieuse et on a bien raison. C'est très important pour la France, mais il n'y a pas d'autonomie de la diplomatie scientifique. Stéphanie Balme

Chanson choisie par Pierre Lemonde : " Space Oddity " par David Bowie - sortie en 1969.

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Chanson choisie par Stéphanie Balme : " T'as beau pas être beau " de Louis Chédid interprété par divers artistes - Album : " Le meilleur de Sol en Si " (2005) - Label : WM France.

Références

L'équipe

Antoine Garapon
Antoine Garapon
Antoine Garapon
Production
Sandrine Chapron
Collaboration
Catherine Donné
Collaboration