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Dans le cadre de la semaine que la tranche « Culture Société » consacre à l’entreprise, Esprit de justice a choisi de se pencher sur un problème méconnu : le suicide des petits patrons endettés. Le thème de la souffrance au travail des salariés s’est, à juste titre, imposé dans le débat public comme un enjeu à la fois moral, juridique et sanitaire. Au risque de monopoliser toute la souffrance liée au travail et de masquer une autre souffrance symétrique et non concurrente : celle du patron. Ce dernier est pris en étau entre la nécessité de faire vire l’entreprise et ses salariés d’une part, et celles d’honorer les bien nommées charges sociales et les dettes qui peuvent devenir écrasantes. Des études épidémiologiques ont mis en évidence une corrélation entre le niveau d’endettement et la dégradation de la santé non seulement physique mais aussi mentale du débiteur. Parce que les difficultés économiques entraînent souvent avec elles d’autres difficultés personnelles et sociales, la dette restant dans notre société un motif de honte. Comment stopper cette spirale infernale ? Comment protéger les patrons de ce risque psychosocial peu médiatisé mais qui rejaillit sur tous, car la santé de la personne physique du parton rejaillit nécessairement sur la santé de la personne morale qu’il dirige.

Avec l’agenda de Marie Boëton, du quotidien La Croix,

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Et le reportage de Sophie Bober après de Philippe Rambaud, ancien DG de Danone, créateur de l'association "60 000 Rebonds", qui vient en aide aux chefs d'entreprise en souffrance