Un immeuble datant de 1909, à Maisons-Alfort
Un immeuble datant de 1909, à Maisons-Alfort - France de Griessen et Maurice Culot / Editions AAM
Un immeuble datant de 1909, à Maisons-Alfort - France de Griessen et Maurice Culot / Editions AAM
Un immeuble datant de 1909, à Maisons-Alfort - France de Griessen et Maurice Culot / Editions AAM
Publicité

Cette commune du Val-de-Marne attirait les Parisiens dès le XIXe siècle pour ses façades aux couleurs atypiques et ses bords d'eau verdoyants.

Avec
  • Charlotte Mus historienne de l'architecture et éditrice
  • Maurice Culot historien de l'architecture

Reportage à Maisons-Alfort, véritable laboratoire des architectures modernes sur plusieurs époques, dont le style très dépouillé doit aussi à la situation socio-démographique de la commune. Avec Maurice Culot, urbaniste et architecte, et Chalotte Mus, historienne de l'architecture et éditrice.

Le témoignage d'innovations architecturales majeures

Incontournable, le quartier d'Alfort est l’un des plus anciens de la Ville. Il s’étend des bords de Marne au chemin de fer en un vaste triangle. Il accueille aujourd'hui l ’École nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort. 

Publicité
Cage d’escalier de la Cité scolaire de l'école vétérinaire
Cage d’escalier de la Cité scolaire de l'école vétérinaire
- Photographies Maurice Culot et Fabien Bellat / Editions AAM

L’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort est l'un des rares établissements qui soit parvenu à traverser les siècles, les révolutions et les changements de régimes politiques. Fondée en 1765, elle ouvre en 1766 sur le site du château d’Alfort, acheté par Claude Bourgelat, père fondateur des études vétérinaires au baron de Bormes.

Cette école montre la manière dont notre rapport aux animaux a changé. À l'origine, on s'occupait essentiellement des chevaux, qui répondaient alors à un besoin économique. Au fur et à mesure, on a pris en charge d'autres espèces, comme les animaux de compagnie pour lesquels a été construit un bâtiment dédié. Charlotte Mus

Le fer à cheval avec les boxes pour chevaux, Prosper Bobin architecte
Le fer à cheval avec les boxes pour chevaux, Prosper Bobin architecte
- Maurice Culot / Editions AAM

Dans le quartier de Charentonneau, autrefois composé d’un château, se trouve la plus grande zone pavillonnaire de la ville. Au XIXe siècle, Maisons-Alfort est encore une commune d'ouvriers et d'employés, ce qui s'exprime sur le terrain par un urbanisme assez simple et assez radical. Dénué de rues courbes, le cœur de la ville est un damier constitué d'ilots qui se répètent à perte de vue.

Ce damier est bâti avec des maisons qui ont des petits jardins, ce qui apporte finalement beaucoup de verdure et fait disparaître le caractère systématique du plan. Maurice Culot

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

L'art du dépouillement

Quand l'Art nouveau arrive à Maisons-Alfort, c'est plutôt dans les détails qu'il apparaît : alternances de briques, traitement des corniches, frises décoratives ou encore encadrements de fenêtres.

L'Art nouveau est une mode qui peut coûter très cher à la fin du XIXe siècle. Il faut trouver une alternative en recourant aux matériaux industriels qui sont les moins chers : brique pressée, brique colorée, parfois de la brique vernissée... Les façades des maisons que composent ces éléments viennent compenser la modestie de leur échelle, ce qui contribue à l'attraction de la ville. Maurice Culot

L'école nationale vétérinaire de Maisons-Alfort
L'école nationale vétérinaire de Maisons-Alfort
- Ville de Maisons-Alfort

Références sonores

MC Solaar - Bouge de là (1991)

Archimède le clochard, réal. Gilles Grangier (1959)

L'équipe