Notre-Dame de Paris
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Notre-Dame de Paris ©AFP
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Résumé

Puisque à cause, grâce à l’incendie, la connaissance scientifique augmente désormais. Concrètement : le chantier de restauration de Notre-Dame s'accompagne d'un autre, scientifique celui-ci, impliquant une cinquantaine d'équipes de recherche…

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Une flèche qui chute, s’abat sur la nef. Des flammes qui s’attaquent à la forêt, cette charpente aux bois pluriels, puis qui défient la pierre, s’élèvent et dansent dans le ciel de Paris. Il y a trois ans et une semaine, le feu frappait la cathédrale Notre Dame de Paris. Ainsi que les esprits qui y étaient attachés, souvent sans le savoir. Et Maintenant ? Comme souvent, la noirceur, la catastrophe ont accouché de quelques traits de lumière.

Puisque à cause, grâce à l’incendie, la connaissance scientifique augmente désormais. Concrètement : le chantier de restauration de Notre-Dame s'accompagne d'un autre, scientifique celui-ci, impliquant une cinquantaine d'équipes de recherche… Travail colossal et appliqué, faisant d’ores et déjà avancer la science, dans des domaines variés. Comment ? Parce que les scientifiques peuvent désormais atteindre des zones, des recoins, des cavités, autrefois inaccessibles. Comme l’explique Martine Regert, chargée de mission pour le CNRS du pilotage du chantier scientifique de Notre-Dame de Paris.

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Les voutes, les vitraux, sont les miraculées de la Cathédrale. Et les roses, examinées il y a quelques années grâce des jumelles, le sont désormais en proximité, in situ, à portée de peau. Dans le même temps, comme l’explique Martine Regert dans la revue The Conversation, des recherches sont menées pour replacer la cathédrale dans son contexte environnemental.

Et puis, les sciences humaines jouent aussi un rôle capital… pour comprendre cette fois ce qui nous a traversés, ce qui continue de nous habiter. Ainsi les anthropologues se sont-ils penchés sur la manière dont la catastrophe nous a affectés. A Paris, en France, dans le monde. Quel a été le retentissement de cet événement ? Quelle est la fonction sociale de la cathédrale, patrimoine religieux et laïc ? Doit-on appréhender un débris récupéré comme un vestige à étudier ou comme une relique ? Une vaste enquête a été lancée…

On se doutait que Notre Dame renfermait ses énigmes, sa part obscure et peut-être surnaturelle, qu’elle renfermait bien plus que du bois, du verre, de la pierre, des matériaux inanimés. Voilà, aussi, où cet incendie nous a jetés : face au vertige de la connaissance. Ainsi, on n’achèvera jamais les fouilles de ce que nous avons-nous-mêmes construit. Tant mieux.