Animaux Los Angeles
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Animaux Los Angeles ©AFP - MARIO TAMA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
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Résumé

C’est une tendance de fond, dans de nombreuses villes d’Europe occidentale et orientale, d’Amérique et d’Asie !

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On les avait chassés, exclus, poussés dehors, loin de nos villes et de nos vies, les accusant de colporter maladies et mauvaises odeurs !!

Et Maintenant ? Les animaux sauvages foulent de nouveau le bitume urbain. Le confinement, déjà, a mis en lumière leur présence ! Mais c’est une tendance de fond, dans de nombreuses villes d’Europe occidentale et orientale, d’Amérique et d’Asie ! Car aux côtés de ceux que les citadins sont habitués à fréquenter (les rats, les souris, les pigeons) d’autres ont resurgi à leurs côtés, comme les renards, les sangliers, les ratons laveurs, et ailleurs des singes, des léopards, des pumas, des daims… plein d’autres. Eric Baratay, professeur d’histoire contemporaine, auteur du point de vue animal, paru au Seuil, explique pourtant qu’avant de revenir, ces bêtes avaient été exclues par les urbains.

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Comme le raconte un article paru dans l’édition européenne de Bloomberg : "Lorsque les États-Unis ont essayé de débarrasser leurs villes et leurs villages des coyotes à partir du XIXe siècle, leurs efforts se sont retournés contre eux. Si les programmes de lutte contre les coyotes - impliquant des poisons chimiques, des pièges en acier et des primes payées - ont effectivement tué des dizaines de millions d'individus de l'espèce, leur population n'a fait que s'étendre davantage." Car la capacité des animaux à s’adapter est grande. Aujourd’hui, de plus en plus présents parmi nous, ils s’adaptent à l’espace urbain.

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Présentes de plus en plus, les bêtes sauvages ont tendance à se dissimuler le jour, à arpenter les rues et les boulevards la nuit. C’est que les villes, pour elles, sont aussi des refuges ! Babar avait eu l’idée, parmi les premiers, de cet exode. Selon la philosophe Joëlle ZASK, auteur de Zoocities, paru chez Parallèles, les bêtes sauvages, "confrontées au manque de nourriture et d’eau, à la destruction de leur habitat par les flammes et le défrichage, à l’augmentation des températures et à la sécheresse, à la pollution des sols et des mers à l’amenuisement et au morcellement de leur territoire en raison d’une urbanisation déchaînée, les bêtes sauvages, tels des réfugiés climatiques, sont contraintes de s’exiler vers des contrées plus hospitalières." Alors, est-ce qu’au fond, malgré les craintes anciennes, les cohabitations compliquées, la défiance que nous avons créée, est-ce que ce retour en ville des animaux est un tantinet souhaité ?

À Londres, dans beaucoup de villes en Allemagne : des couloirs verts se développent pour faire circuler les animaux, protéger la biodiversité. En France, le mouvement est plus lent. Certaines villes, comme Lyon, ont cependant lancé leur déploiement. C’est un mouvement positif. Car malgré des enjeux de santé, qui perdurent on le sait, le défi que nous avons avec les bêtes sauvages est là : s’habituer à l’altérité radicale, s’apprivoiser pour mieux cohabiter...

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Références

L'équipe

Quentin Lafay
Production
Vivien Demeyère
Réalisation
Shirley Adélaïde
Collaboration