Le plus grand radiotélescope du monde, dans la province du Guizhou (Chine), qui transmettra l'un des deux messages.
Le plus grand radiotélescope du monde, dans la province du Guizhou (Chine), qui transmettra l'un des deux messages.
Le plus grand radiotélescope du monde, dans la province du Guizhou (Chine), qui transmettra l'un des deux messages. ©AFP
Le plus grand radiotélescope du monde, dans la province du Guizhou (Chine), qui transmettra l'un des deux messages. ©AFP
Le plus grand radiotélescope du monde, dans la province du Guizhou (Chine), qui transmettra l'un des deux messages. ©AFP
Publicité
Résumé

Le premier sera envoyé l’an prochain depuis le plus grand radiotélescope du monde, en Chine, dans la région centrale de notre galaxie : une zone constellée d’étoiles. Le second : depuis l'Angleterre.

En savoir plus

Il y a 50 ans, exactement. Une petite sonde de 260 kg – Pioneer 10 – quitte la Terre, s’envole en direction de Jupiter, nous offre les premières photos de la planète gazeuse, poursuit sa route vers les lisières du système solaire, devenant ainsi le premier objet humain à franchir cette frontière… direction l’infini. Mais cette sonde contient autre chose, une autre promesse. Une plaque fait d’aluminium doré, gravée d’un message pictural représentant un homme et une femme nus, et d’autres symboles : chimiques, géographiques, philosophiques. À destination de qui ? D’une civilisation lointaine, hypothétique, externe à notre Système solaire. Au fond… une bouteille à la mer interstellaire.

Et Maintenant ? Si d’autres messages ont été envoyés vers des extraterrestres fantasmés, ces messages tendent aujourd’hui à se multiplier. Et leur contenu évolue. Ainsi, deux nouveaux messages vont bientôt être envoyés. Le premier sera envoyé l’an prochain depuis le plus grand radiotélescope du monde, en Chine, dans la région centrale de notre galaxie : une zone constellée d’étoiles. Un message codé en binaire, dont Nicolas Prantzos, astrophysicien, directeur de recherche au CNRS et membre de l'Institut d'astrophysique de Paris, nous explique le contenu.

Publicité
12 min

Le deuxième message, lui, sera diffusé le 4 octobre prochain, et il est inédit. Inédit quant à sa destination : il visera un système extrasolaire bien plus proche ; un système qui contient 7 planètes dont 3 sont semblables à la Terre. Inédit aussi dans ce qu’il véhicule : en plus du contenu scientifique, du son permettra de transmettre notre détresse climatique.

Concrètement : des titres de DJ et de musiciens se produisant en Ouzbékistan et qui alertent sur le rétrécissement de la mer d’Aral. L’idée : qu’une civilisation plus avancée que la nôtre vienne nous aider ! Mais voilà, une question : combien de temps devons-nous attendre, pour chacun de ces deux messages, pour espérer un retour ?

Alors vaut-il mieux transmettre des messages visuels ou sonores ? Faut-il communiquer notre détresse climatique en mots ou en chansons ? Pour Nicolas Prantzos, les messages sonores ont moins de chance de trouver leur destinataire.

Il y a dans ces messages envoyés vers le grand silence l’expression d’une grande solitude. Et c’est peut-être cela, au fond, ce que contiennent véritablement ces messages à l’ intention des extraterrestres. Nos doutes, nos inquiétudes, une volonté de l’espérance. C’est déjà cela, et peut-être rien d’autre, que le lointain contient.

7 min
Références

L'équipe

Quentin Lafay
Production
Vivien Demeyère
Réalisation
Shirley Adélaïde
Collaboration